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Compétitivité de la France : le débat

Le rapport Mettre un terme à la divergence de compétitivité entre la France et l'Allemagne remis en 2011 par le président de Rexecode au Ministre de l’Industrie, a relancé le débat sur la compétitivité française. Un début de consensus s’est formé depuis sur le diagnostic et sur les politiques.

Nous suivons le débat depuis les premières réactions en 2011 jusqu'aux rapports les plus récents. Vous trouverez dans ces pages une sélection d'analyses d'experts, partenaires sociaux, think tanks.

Voir aussi : nos études sur la compétitivité .

Des pistes pour améliorer la compétitivité hors prix de la France (Cahiers français)

Les nouveaux visages de la compétitivité - Cahiers français, nov-déc. 2019

16/12/2019

La revue Cahiers français de la Documentation française parue en décembre publie un dossier sur "Les nouveaux visages de la compétitivité". Petite revue non exhaustive des articles relatifs à la compétitivité française.

Les Cahiers français rappellent dans leur dernier dossier sur "Les nouveaux visage de la compétitivité" que la France, 7e exportateur de biens et 5e pour les services, ne se situe en 2019 qu'à la 15e place sur les 141 pays classés dans l'indice de compétitivité global du Forum économique mondial, qui pointe la rigidité de son marché du travail et le niveau de compétences trop faible de sa main-d'oeuvre.

L'effort français en matière d'investissements est globalement élevé et se situe au-dessus de la moyenne des pays de l'Union européenne. Comment expliquer dès lors le manque de compétitivité ? Deux causes sont surtout évoquées par Gabriel Colletis et Rémi Lallement : un investissement fort dans l’immatériel (R&D, logiciels, bases de données) au détriment des investissements en machines et équipements, et la trop forte orientation des investissements vers le remplacement du capital au lieu de l'extension des capacités. Parmi d’autres pistes d’explication : la France aurait davantage investi dans le capital que dans les compétences (qualification de la main d’œuvre et qualité du management), alors que l’Allemagne a misé sur une plus grande complémentarité de ces deux facteurs.

• Concernant la maîtrise de la compétitivité hors coûts, Corinne Vadcar - qui cite les enquêtes compétitivité de Rexecode - souligne que la France dispose de leviers pour progresser : améliorer la qualité du management, le niveau global de qualification de la main-d'œuvre, ou encore la diffusion des technologies numériques dans les entreprises. Ces progrès seront d'autant plus importants que l'économie mondiale bascule dans "l'ère servicielle", c'est-à-dire l'achat de services à partir de biens, ce qui renforce l'importance des éléments "hors prix" (renforcement de la relation client et innovations de services notamment).

• La compétitivité est également associée à la politique budgétaire, qui a un effet sur le coût du capital et sur le financement des entreprises au travers de la fiscalité. Jean-Marc Daniel analyse notamment pour la France les effets sur la compétitivité des décisions prises à la suite du rapport Gallois et de la réforme de la fiscalité du capital (transformation de l'ISF en IFI et la création du prélèvement forfaitaire unique). Il encourage à faire davantage contribuer la dépense publique à la compétitivité, par exemple en améliorant la qualité de la formation de la main d’oeuvre.

Les nouveaux visages de la compétitivité
La Documentation française – Cahiers français N°413, novembre-décembre 2019 (disponible en format papier uniquement)

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