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    Les objectifs français de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2030 atteignables à condition de pérenniser les mesures du plan de relance de soutien aux réductions d’émissions

    - Communiqué, Janvier 2021

    20/01/2021

    Au lendemain de l’appel du secrétaire général de l’ONU à"déclarer l’état d’urgence climatique" et alors que le gouvernement français prépare son projet de loi de lutte contre le dérèglement climatique, le Pôle Energie-Climat de Rexecode publie ses projections d’émissions de gaz à effet de serre pour la période 2020-2030 pour la France, l’Union européenne et le monde, en s’appuyant sur les dernières perspectives de croissance de l'institut.

    Compte tenu d’une révision à la baisse des perspectives économiques par rapport à celles anticipées avant la crise sanitaire par Rexecode, les projections d’émissions de gaz à effet de serre établies par le Pôle Energie-Climat de Rexecode pour la période 2020-2030 ont été révisées à la baisse.

    Pour la France, le niveau des émissions de gaz à effet de serre passerait de 441 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2019 à 315 en 2030, en raison de la révision à la baisse des prévisions de croissance et des impacts attendus des mesures "climat" du plan de relance, en supposant leur maintien jusqu’en 2030. Un niveau proche de l’objectif de 310 millions de tonnes fixé dans la Stratégie Nationale Bas Carbone dans le décret du 21 avril 2020.

    Les émissions de l’Union européenne diminueraient de 3.664 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2019 à 2.717 en 2030, soit +24% par rapport à l’objectif de 2.186 millions de tonnes fixé par le Conseil européen le 11 décembre 2020.

    L’évolution des émissions de gaz à effet de serre pour l’ensemble du monde est préoccupante puisque ces dernières augmenteraient encore de 13%, passant de 49,2 milliards en 2019 à 55,6 milliards de tonnes CO2 en 2030, alors que l'objectif de l’Accord de Paris est de 35 milliards de tonnes d'équivalent CO2 .

Rexecode dans les médias

Les citations de nos travaux dans la presse ou les revues économiques, les entretiens accordés par nos économistes. Voir aussi les communications des économist...

    France - Dette publique : le risque d’un débat borgne

    - Les Echos, 1er mars 2021

    03/03/2021

    Denis FERRAND

    Le débat sur l'annulation de la dette se focalise sur l’examen du passif du bilan des administrations publiques et laisse à l’arrière-plan celui de son actif. La formation de la dette bénéficie-t-elle à des interventions publiques à même de fonder une croissance ultérieure qui garantirait sa soutenabilité ? Telle devrait être la question clé. Or dans le cas de la France, tandis qu'entre 2006 et 2019, la dette publique augmentait de 35 points de PIB, l’ensemble des actifs publics ne s’est accru que de 12 points. Un écart révélateur de notre difficulté à ajuster la dépense publique à un rythme de croissance tendanciellement déclinant.

    Photo Ravin Rau, Unsplash

    Parce qu’il recèle une dimension juridique (compatibilité avec les traités européens) et financière (risque de hausse des taux) hautement inflammable, le débat sur l’annulation de la dette publique portée par l’Eurosystème risque fort de rester un débat borgne.

    En se cristallisant sur le traitement à apporter à la dette publique accumulée, le débat se concentre sur une lecture tronquée d’un compte de bilan. Il se focalise sur l’examen du passif du bilan des administrations publiques et laisse à l’arrière-plan celui de son actif. Or, c’est moins la dette prise isolément qui importe que son affectation, celle-ci étant une condition de sa soutenabilité.

    Un critère clé de la soutenabilité de la dette est la différence entre le taux d’intérêt réel et la croissance. Si le premier dépasse la seconde, l’effet "boule de neige" de la dette qui l'amène à croitre par simple inertie sous l’effet de son poids devient manifeste. La croissance demeure ainsi, au même titre que le niveau des taux, un critère clé de la soutenabilité. Dans ce cadre, une dette qui est assortie à la formation d’actifs crée des conditions propices à sa soutenabilité car elle contribue à préserver les conditions de la croissance de l’économie.

    La définition de ce que sont les actifs en contrepartie de cette dette reste toutefois épineuse et malaisée: certaines dépenses courantes peuvent soutenir la croissance durablement (éducation, recherche, régalien…) sans pour autant être strictement comptabilisées comme formatrices d’un actif. De même, au cours de la récession liée à la pandémie de Covid, l’augmentation de la dette occasionnée par le déploiement de différents dispositifs de soutien, notamment à destination d’entreprises, a permis d’éviter des pertes en capital et donc une destruction d’actifs. Plus prosaïquement, comment valoriser certains actifs publics ? Versailles doit-il être valorisé à son coût de remplacement ? Comment mesure t-on la valeur de sa "marque" ?

    Une approche simple consiste à comparer les trajectoires des actifs et de la dette.
    De ce point de vue, l’évolution des actifs publics en France apparaît préoccupante.

    Depuis 2006 et le Rapport Pébereau, l'augmentation de la dette publique n’a pas eu pour contrepartie une augmentation des actifs publics en proportion. En 2006, le poids de la dette publique était équivalent à 64 points de PIB. Fin 2019, il avait été porté à 99 points de PIB. Entre 2006 et 2019, face à l'accroissement de 35 points de PIB de la dette, principal élément figurant au passif des administrations publiques, l’ensemble des actifs publics s’est accru de 12 points de PIB selon l’Insee. Les seuls actifs non financiers ont progressé de 2,5 points de PIB. Ce modeste accroissement procède en outre pour partie d’un effet de valorisation, la valeur des terrains détenus par les administrations publiques ayant augmenté de 0,6 points de PIB depuis 2006, et donc par une faible formation de nouveaux actifs. La dette s’est ainsi accumulée sans hausse corrélative d’actifs à même de constituer une base de croissance ultérieure.

    La question qui est posée renvoie alors à la difficulté structurelle que nous avons eue par le passé à ajuster la progression de la dépense publique à un rythme de croissance tendanciellement déclinant - condition indispensable pour stabiliser le ratio de dette sans hausse des prélèvements. Cette question risque de devenir d’autant plus critique si le taux de croissance potentielle en sortie de crise devait baisser d’un nouveau palier, comme cela a été le cas après chaque récession depuis plus de 40 ans.

    Le texte original de cette tribune est paru dans Les Echos du 1er mars 2021

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