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[Enquête Trésorerie, Investissement et Croissance des PME]

TPE et PME: la détérioration de la trésorerie et le recul des intentions d'investissement se poursuivent en octobre

17/11/2022

Les dirigeants de PME et TPE interrogés début octobre, estiment que les hausses de coûts pèsent de plus en plus sur leur trésorerie et s’attendent à une poursuite de sa dégradation à court terme. L’essoufflement de la dynamique d’investissement se confirme également malgré des conditions d’accès au financement encore jugées favorables. L’inflation des prix semble cependant se stabiliser, tandis que celle des salaires continue d’augmenter.

Baromètre TPE-PME Novembre 2022 Trésorerie
[Analyse et diagnostic]

Exposition sectorielle des entreprises françaises aux prix de l’électricité et du gaz

15/11/2022

La hausse spectaculaire des prix de marché du gaz et de l’électricité aurait alourdi la facture énergétique des entreprises françaises de 16 Md€ en 2022 par rapport à 2019 et fragilisé un certain nombre d’entre elles. L’exposition sectorielle est disparate: si l’industrie est concernée au premier chef, les branches papier, métallurgie et chimie en particulier, certains services (transports ferroviaires, audiovisuel) sont aussi très exposés. Pour l’instant, ce choc semble en partie absorbé par les marges des entreprises affectées, mais c’est surtout en 2023 qu'il serait le plus vif.

France - exposition à la hausse des prix de l'énergie (électricité, gaz) et niveau des marges pour une sélection de secteurs en 2019 (graphique)
[Enquête Trésorerie Grandes entreprises et ETI]

Grandes entreprises, ETI: les opinions sur la situation de la trésorerie d’exploitation reviennent en territoire positif

14/11/2022

En novembre, le solde des opinions sur la situation de la trésorerie d’exploitation des grandes entreprises et des ETI rebondit de 6 point et se rapproche de sa moyenne de long terme, une majorité de trésoriers la jugeant à nouveau aisée. Le jugement sur l’évolution de la trésorerie globale se stabilise, à un niveau un peu moins dégradé qu'en septembre. Celui sur l'influence des matières premières se maintien sur un point bas.

Enquete trésorerie octobre 2022
[Rexecode dans les médias]

L'inflation pèsera sur la croissance en France en 2023 et 2024 mais la récession n'a rien d'inéluctable

02/11/2022

Denis FERRAND

Le renchérissement de l'énergie se traduit par une perte de pouvoir d'achat pour l'ensemble de l'économie française qui fait que la croissance de la France sera modeste voire nulle en 2023 et 2024. Le pic d'inflation semble en effet devant nous malgré la détente en cours sur les prix des matières premières et le fret. Les comportements en termes d''investissement et d'emploi seront déterminants. Or, si les anticipations laissent penser qu'une contraction est possible, les enquêtes de conjoncture ne montrent pas de retournement dans les faits.

France - Enquêtes de conjoncture: perspectives d’activité (graphique)
[Repères de politique économique]

Une occasion manquée d’afficher une programmation pluriannuelle crédible des finances publiques

27/10/2022

Olivier REDOULES

Le projet de loi de programmation des finances publiques 2023-2027 retient que le déficit public de la France baisserait de 5% à 2,9% du PIB entre 2022 et 2027 et que la dette publique serait quasi-stable jusqu’en 2027, autour de 111% du PIB. Le scénario macroéconomique du Gouvernement suppose une croissance du PIB de 1,6% par an en moyenne et un reflux de l’inflation autour de 2% à partir de 2025. Avec des perspectives de croissance plus prudentes, comme celles avancées par Rexecode en juillet dernier, en 2027, le déficit public resterait proche de 5% et la dette publique atteindrait 120% du PIB.

France: scénario de PIB et PIB potentiel, trajectoire de dette publique en % du PIB selon le scénario du Gouvernement et le scénario alternatif de Rexecode (graohiques)
[Communications extérieures]

Un double choc énergétique, sur les approvisionnements et les prix, qui risque de peser sur la production industrielle

05/10/2022

Denis FERRAND

Pour Prefon Retraites, Denis Ferrand décrit les origines de la crise énergétique qui touche actuellement les pays européens, dont la France, ainsi que ses conséquences sur l'économie et les perspectives d’activité. Parti du marché gazier dès le printemps 2021, amplifié par la guerre en Ukraine, le choc sur les prix et les approvisionnements énergétiques réduit le pouvoir d'achat des ménages et la rentabilité des secteurs énergivores, ce qui n'est favorable ni à la consommation ni à la production.

[Points d’actualité]

Industrie française: une facture énergétique alourdie de plus de 6 milliards d’euros entre 2019 et 2022

06/10/2022

Sur la base des consommations d’énergie des secteurs industriels et selon une estimation plutôt conservatrice d’évolution des prix, la hausse de la facture de gaz et d’électricité de l’industrie française dépasserait 6 milliards d’euros en 2022 par rapport à 2019, soit une hausse de plus de 40%. Les secteurs les plus exposés sont la chimie (+1,6 milliard), l’agro-alimentaire (+1,3 milliard) et les minéraux non métalliques (+800 millions). Ce calcul ne tient pas compte d’éventuels mécanismes de compensation.

Hausse de la facture énergétique en 2022 par rapport à 2019 (tableau chiffré)
[A-noter]

Le marché carbone, principal pilier de l'efficacité de la politique européenne pour le climat

05/10/2022

Raphaël TROTIGNON

Le "marché du carbone européen" est le seul élément de la politique énergie-climat qui s’applique uniformément à tous les Etats membres. Il permet d’introduire un "prix du carbone", aujourd’hui d’environ 70€/tCO2, qui couvre de l’ordre de 40% des émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne, ce qui en fait le principal pilier de sa politique de décarbonation. L'expérience montre que la tarification carbone est un instrument déterminant de la sortie des énergies fossiles et de l’efficacité-coût de l’action climatique.

CO2SINK European research project in Ketzin, photo Laurent Chamussy, copyright European Communities, 2008
[Documents de travail]

Enjeux économiques de la décarbonation en France: une évaluation des investissements nécessaires

16/05/2022

La France est certes l’un des pays les moins émetteurs de gaz à effet de serre au monde et ses émissions diminuent, mais à un rythme insuffisant. Les perspectives globales et sectorielles du Pôle Energie-Climat montrent que les objectifs de la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) à horizon 2030 et au-delà ne pourront être atteints sans un important effort d’investissement supplémentaire, de l’ordre de 2,1% à 2,9% du PIB à par an d’ici 2030. Une planification écologique intégrant politiques climatiques et macroéconomiques sera indispensable.

Emissions de gaz à effet de serre "tendancielles"  et trajectoire de la SNBC

Actualités

Etudes pour le débat public