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Perspectives économiques et Bilan de l'année

Notre scénario pour l'économie mondiale

• Prévisions à court terme

chaque trimestre, notre scénario à deux ans pour l'économie mondiale, européenne et française

• Perspectives à moyen terme

en mars, l'exercice est étendu à quatre ans et à des enjeux structurels

• Bilan de l'année

en janvier, la synthèse des grands événements et tendances économiques de l'année passée.

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Perspectives économiques

Chaque trimestre la direction de la conjoncture de Rexecode présente en exclusivité à ses adhérents ses prévisions à deux ans pour l'économie mondiale et l'économie française. Une fois par an, en m...

    Perspectives de l'économie mondiale 2023-2024: de l’inflation à la récession soft

    - Décembre 2022

    16/12/2022

    Les forts déséquilibres consécutifs à la crise sanitaire ont déclenché une mécanique inflationniste, renforcée par le choc exogène de la guerre en Ukraine. Si certains déséquilibres, monétaires et budgétaires en particulier, sont en cours de correction, le processus récessif est lancé et devrait se propager aux Etats-Unis et en Europe en 2023. Ce ralentissement sera propice à une "normalisation". Pour autant, des mutations d'ordre structurel, dont certaines ont été accélérées par les crises sanitaire et énergétique, contribueront à installer un régime de croissance plus faible et plus inflationniste dans les économies occidentales.

    Rexecode - Perspectives 2023-2024 de l’économie mondiale (décembre 2022) PIB France, zone euro, Monde

    La réapparition récente de l’inflation est le produit des déséquilibres fondamentaux nés de la forte stimulation budgétaire et du retard des politiques monétaires en sortie de crise sanitaire, et du détonateur exogène de la guerre en Ukraine. Ces déséquilibres sont en voie de résorption, à des rythmes divers.

    Des facteurs conjoncturels d’inflation moins virulents

    L’accélération des prix a réduit le fort décalage formé en 2021 entre une demande "déconfinée" et une offre de de biens encore contrainte. Ensuite, la vive accélération de la masse monétaire mondiale a cessé sous l’effet de la hausse des taux et la politique budgétaire est devenue moins expansionniste. Par contre, le rééquilibrage du marché du travail sera plus long, notamment aux Etats-Unis, et la crise énergétique ne désarme pas en Europe.

    De l’inflation à la récession "soft" à court terme

    Pour autant, l'inflation a enclenché un processus récessif, masqué en 2022 par la forte reconstitution des stocks, qui se propagerait aux Etats-Unis et en Europe. En 2023, la croissance sera faible aux Etats-Unis et négative en Europe, mais la récession moins forte que ne le suggéraient les anticipations d'activité. Les économies émergentes, en avance dans leur normalisation monétaire, subiraient un ralentissement moins marqué qu'en 2022, surtout si la fin de la politique "zéro-Covid" se confirme en Chine.

    Au-delà, un peu plus d'inflation structurelle et un peu moins de croissance

    Le ralentissement sera un vecteur de rééquilibrage, ce dernier n'étant pas synonyme d'un retour à la situation antérieure. Des mutations ont été accélérées, notamment en matière de transition énergétique et de souveraineté économique, sur fond de vieillissement des populations et d’affaiblissement des gains de productivité. Autant de facteurs favorables à un régime d’inflation un peu plus élevé et de croissance un peu plus faible.

    Voir aussi

Perspectives économiques à moyen terme

Une fois par an, en mars, l'équipe conjoncture étend son exercice de prévision pour l'économie mondiale à un horizon de 5 ans. Le dossier des Perspectives à moyen terme comprend un scénario central...

    Perspectives de l'économie mondiale 2022-2026: les conséquences de la guerre en Ukraine

    - Mars 2022

    21/03/2022

    Début 2022, la phase de fort rebond "post-Covid" se refermait après avoir déclenché une forte accélération des prix que la guerre en Ukraine et les sanctions contre la Russie ne peuvent que renforcer. La hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, et la chute des revenus en provenance des deux pays, pèseront sur la croissance mondiale en 2022-2023. Sans oublier la hausse probable de l'épargne des ménages et l'érosion des marges des entreprises. S'il ne dégénère pas davantage, ce conflit ne remettra pas en cause la tendance de croissance à moyen terme. Faute de contre-choc, pétrolier notamment, l’environnement économique serait un peu plus durablement inflationniste.

    Prévisions de croissance France, zone euro, Monde 2022-2026 (prévisions Rexecode, mars 2022)

    Après la profonde récession provoquée par l'irruption du Covid-19, suivie d'un rebond tout aussi exceptionnel, un scénario avec moins de croissance et plus de prix se dessinait pour l’économie mondiale avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février.

    Le conflit va accentuer ce mouvement par trois canaux immédiats: les échanges extérieurs, les flux de revenus, le choc de prix. Ces derniers occasionnent un choc ex-ante sur l’économie française de l'ordre de -0,7 à -1 point de PIB. Cet ordre de grandeur est un peu supérieur en Allemagne ou en Italie, moindre au Royaume-Uni, sans parler des Etats-Unis, beaucoup moins exposés.

    Mais l’onde de choc du conflit est plus large, empruntant d’autres canaux, de nature financière et liés à l’adaptation des comportements. De plus, les contraintes exercées par la pandémie de Covid ne sont pas totalement évacuées, notamment en Chine.

    Le scénario qui nous paraît le plus probable dans ce contexte extrêmement incertain tient en trois grands points:

    (1) accentuation du ralentissement économique déjà prévu dans nos perspectives de décembre,
    (2) montée des pressions inflationnistes et durcissement des politiques monétaires en réaction,
    (3) maintien des déficits publics à des niveaux très hauts pendant une période un peu plus longue.

    La croissance mondiale ralentirait à 3,0% en 2022 et 2,4% en 2023, contre respectivement 4,1% et 3,0% dans les prévisions de décembre, soit une révision de -1,7 point sur deux ans (dont 1 point en raison de la chute de la production en Russie et en Ukraine). Pour la France, notre prévision de croissance est revue à 2,9% en 2022, puis 0,4% en 2023 (-1,1 point sur deux ans).

    Au-delà de ces deux années, nous ne modifions pas notre point de visée à moyen terme pour la croissance mondiale.

Bilan de l'année

En janvier, une vision synthétique de l'année économie et financière passée au niveau mondial et régional, complétée par une annexe statistique.Publication réservée aux adhérents.

    Bilan de l'année économique 2022: le grand réveil de l’inflation

    - Janvier 2023

    16/01/2023

    Le débat sur la nature transitoire ou non de l’inflation a été vite tranché en 2022. Point le plus marquant de l’année économique, la résurgence d’une hausse durable et généralisée des prix a conduit à un resserrement quasi-général des politiques monétaires. L’année 2022 clôt ainsi une période exceptionnelle de taux négatifs. Elle clôt aussi la phase de rebond post-Covid. Associés au ralentissement chinois, les effets récessifs de l’inflation ont commencé à infuser et se propageront ces prochains mois.

    Monde : taux directeurs (graphique)

    La résurgence d’une hausse durable et généralisée des prix a été le point le plus marquant de l’année 2022 sur le plan économique. Elle a conduit au basculement quasi général des politiques monétaires et notamment à la hausse des taux.

    Les effets récessifs de l’inflation ont commencé à infuser en 2022.

    Ils sont passés par les pertes de pouvoir d’achat des agents économiques aux revenus non indexés et la réapparition de déséquilibres globaux massifs dont les bénéficiaires sont des économies exportatrices de matières premières à faible capacité d’absorption et fort taux d’épargne (Moyen-Orient, Norvège) ou à la demande contrainte (Russie). La politique zéro-Covid chinoise a également pesé tout au long de l’année. Au total, la phase du rebond post crise sanitaire est close.

    La remontée des taux d’intérêt directeurs a dicté le tempo sur les marchés financiers.

    La Fed, puis la BCE, ont en partie comblé leur retard sur les banques centrales émergentes au prix de la plus forte hausse de taux directeurs réalisée en une année. Le retard de la BCE a induit un écart de rendement des titres à court terme en faveur des placements en dollar, propice à son appréciation contre l’euro et la plupart des devises, du moins jusqu’en novembre et l’apparition des premiers signes du pic d’inflation aux Etats-Unis.

    La répercussion de la hausse des taux a pris la forme d’un krach sur les marchés obligataires, avec par exemple une hausse inédite du taux à 10 ans des titres publics français (+284 points de base) et une chute de 20% des titres publics de cette maturité. De cette manière, 2022 aura marqué la fin de la période exceptionnelle des taux négatifs.

    Table des matières :

    1. L’économie mondiale en 2022

    États-Unis : le matelas de surépargne s’érode
    Zone euro : un rebond menacé par la crise énergétique
    France : l’emploi imperméable au ralentissement
    Allemagne : le prix de la dépendance au gaz russe
    Italie : le rebond par la construction
    Espagne : le rattrapage isolé
    Royaume-Uni : la récession est proche
    Japon : retour de l’inflation
    Asie émergente : une croissance décevante
    Amérique latine : des chocs absorbés
    Europe émergente : l’ombre de la crise ukrainienne

    2. Les marchés mondiaux en 2022

    Marchés boursiers : les indices plombés par le contexte mondial
    Matières premières : le gaz naturel et les autres
    Taux d’intérêt : les Banques centrales en ordre de bataille
    Changes : un dollar fort mais enrhumé en fin d’année
    Tableaux
    Graphiques

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