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Perspectives économiques et Bilan de l'année

Notre scénario pour l'économie mondiale

• Prévisions à court terme

chaque trimestre, notre scénario à deux ans pour l'économie mondiale, européenne et française

• Perspectives à moyen terme

en mars, l'exercice est étendu à quatre ans et à des enjeux structurels

• Bilan de l'année

en janvier, la synthèse des grands événements et tendances économiques de l'année passée.

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Perspectives économiques

Chaque trimestre la direction de la conjoncture de Rexecode présente en exclusivité à ses adhérents ses prévisions à deux ans pour l'économie mondiale et l'économie française. Une fois par an, en m...

    Perspectives 2020-2021: l’économie mondiale sous perfusion

    - Décembre 2020

    21/12/2020

    L’année 2020 s’achève alors que l’Europe et les Etats-Unis sont au cœur d’une deuxième vague épidémique qui épargne l’Asie et creuse les écarts entre régions et pays. L’économie mondiale fluctuera au rythme de la Covid-19 probablement jusqu’à l’année 2022, à l’issue de laquelle l’activité s’établirait respectivement 11% et 2,1% au-dessus de son niveau d’avant crise en Asie et aux Etats-Unis, mais 0,3% en deçà dans l'UE.

    Croissance du PIB France / Monde prévisions 2020-2022 Rexecode déc 2020

    La Covid-19 dictera son tempo à l’économie mondiale jusqu’à la vaccination massive des populations, soit au mieux à la fin 2021 dans certains pays, mais plus sûrement courant 2022. D’ici là, l’alternance de périodes de restrictions et de rebond de l’économie pourrait se prolonger et inhiber les choix individuels comme les projets d’embauche ou d’investissement. L’activité resterait sous son niveau d’avant crise jusqu’en 2022 dans la plupart des pays, voire 2023 pour les plus rudement frappés, comme la France.

    • La deuxième vague épidémique accentue les écarts entre zones et pays

    Après la Chine, la première vague épidémique, assortie de mesures de confinement et d’une chute de l’activité, a frappé le reste du monde de manière quasi simultanée, quoiqu'inégale. La deuxième vague épargne l’Asie, même si la remontée des cas en Corée ou au Japon est à surveiller. Elle atteint maintenant les Etats-Unis, en retard par rapport à l’Europe.

    En 2020, l’activité reculerait d’environ -1,5% en Asie contre -3,8% dans le monde et -3,4% aux Etats-Unis, et -7% dans l’Union européenne. En 2022, la production s’établirait 11% au-dessus de son niveau de 2019 en Asie, contre +2,1% aux Etats-Unis et -0,3% dans l’UE.

    Le recul de l’activité en 2020 serait de l’ordre de 9 points de PIB en France et en Italie, de 11 points au Royaume-Uni et en Espagne, contre "seulement" 5 points en Allemagne. A la divergence des dettes publiques en zone euro risque de s’ajouter durablement celle des bases économiques.

    • Des économies sous perfusion budgétaire et monétaire

    En zone euro et aux Etats-Unis, les banques centrales ont pris en charge dans leur bilan une bonne part de la hausse de la dette publique et le taux directeur mondial est descendu à quasiment 1%. L’ensemble de la courbe des taux a été tiré vers le bas et les spreads écrasés, un mouvement propice à la valorisation de l’ensemble des actifs, au risque de voir se former des spirales haussières.

    Les interventions budgétaires massives, qui relèvent pour l'heure davantage du sauvetage que d’une véritable relance économique, ont permis de limiter fortement la perte de revenus des ménages qui, face à l’incertitude, ont gonflé leur matelas d’épargne.

    • Rapprocher surplus d’épargne des ménages et besoin de financement des entreprises

    Nous retenons que ce surplomb d’épargne restera durablement élevé. A l’inverse, les entreprises feront face à d’importants besoin de financement. En France, leurs résultats d’exploitation pourraient chuter de près de 20% en 2020 et la structure de leur bilan se déformer avec la hausse de l’endettement et l’érosion de leurs fonds propres.

    La canalisation de l’épargne vers le financement des entreprises sera un levier clé pour éviter une stagnation économique durable par défaut d'investissement productif, et pour commencer à envisager débrancher la perfusion publique qui nourrit l’économie mondiale.

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Perspectives économiques à moyen terme

Une fois par an, en mars, l'équipe conjoncture étend son exercice de prévision pour l'économie mondiale à un horizon de 5 ans. Le dossier des Perspectives à moyen terme comprend un scénario central...

    Perspectives économiques mondiales 2020-2024: après la chute et le rebond, jusqu'où ira l'onde de choc du coronavirus?

    - Juin 2020

    23/06/2020

    La crise du Covid-19 dessine une séquence en trois temps. Après la sidération, une phase de récupération est amorcée, avant un retour sur un sentier de croissance affaibli. Le choc de la pandémie et des restrictions sanitaires entrainera en 2020 une chute brutale du PIB mondial. Le rebond qui suivra en 2021-2022 pourrait être tout aussi spectaculaire, mais laissera une perte permanente de PIB, en dépit de soutiens publics massifs. Les comportements des ménages et des entreprises resteront contraints, en particulier en matière d’investissement, ce qui pèsera à moyen terme sur la croissance potentielle.

    Prévisions Rexecode (2020-2024), juin 2020 France et Monde

    Une crise économique brutale à la genèse singulière

    L’économie mondiale fait face depuis l’hiver 2020 à un choc d’une sévérité et d’une soudaineté inédites qui a balayé toutes les prévisions. La construction de notre nouveau scénario à moyen terme s'appuie sur les comportements les plus probables des agents économiques et sur quelques hypothèses, en premier lieu nous retenons que l'épidémie restera sous contrôle.

    Planétaire, la pandémie de Covid-19 a des répercussions à court comme à moyen termes, très hétérogènes selon les pays. Nous retenons que les écarts de performance et de finances publiques qui se creuseront au sein de la zone euro ne déclencheront pas de crise.

    La crise actuelle est d’abord le fruit d’une perturbation exogène des conditions de production, la perte de revenu qui en résulte affectant ensuite la demande. Cette genèse spécifique et l’ampleur des soutiens publics pourraient se traduire par une trajectoire originale en sortie de crise.

    La sortie de récession est enclenchée, un rebond suivra mais la récupération sera partielle

    Avec le déconfinement, la phase de sortie de récession semble bien enclenchée, mais la récupération sera probablement incomplète. D'abord parce que certaines activités, en particulier dans les services, ne sont pas reportables. Ensuite, parce que ménages et entreprises conserveront des comportements de précaution. Enfin, parce que des règles sanitaires nécessaires faute de vaccin affecteront les conditions de production.

    Nous estimons qu'à l’échelle mondiale, la baisse d’activité serait de 4,6% en 2020, quand nos prévisions de décembre 2019 tablaient sur +3%. Le rebond attendu l'année suivante n'effacerait cette perte que partiellement: en 2021 le PIB mondial resterait inférieur de 3,9% au niveau attendu avant la crise, dans nos prévisions de décembre (l’écart serait de 5,3% dans le cas de la France). La récupération se prolongera en 2022, voire en 2023, mais resterait incomplète.

    Une perte permanente de revenus aux conséquences probables sur la croissance potentielle

    Même si elle est d'abord largement supportée par la puissance publique, avec à la clé une envolée de la dette, la perte d'activité et de revenus affecte les entreprises qui, en conséquence, revoient à la baisse leurs projets d’investissement et d’embauche. Dès lors, le processus d’accumulation se grippe.

    L'examen des récessions passées montre ainsi qu'elles ont presque toujours abouti à une baisse de la croissance potentielle. Les dommages pourraient cependant être moins importants qu'en 1993 et 2009, notamment en zone euro et en France où ces deux épisodes récessifs avaient été suivis d’une forte maîtrise des comptes publics. En raison aussi de la nature spécifique de cette crise, ni économique, ni financière à l'origine.

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Bilan de l'année

En janvier, une vision synthétique de l'année économie et financière passée au niveau mondial et régional, complétée par une annexe statistique.Publication réservée aux adhérents.

    Bilan de l’année 2020: une année sous l’emprise de la pandémie de Covid-19

    - janvier 2021

    14/01/2021

    Dès lors que la situation économique reste dictée par la pandémie de Covid-19, le bilan de l’année 2020 s'apparente à un point d’étape. L’économie elle-même a été "mise sous cloche" au prix d’un creusement exceptionnel des déficits publics et d’un interventionnisme monétaire inédit et ce n’est probablement que lorsque ces soutiens seront réduits que le bilan économique de cette année exceptionnelle pourra être établi. La profondeur des stigmates de la crise dépendra de l’issue de la course engagée entre virus et vaccination.

    Photo Edwin Hooper, Unsplash

    Une crise inédite, globale et inégale

    L'année 2020 qui s’était ouverte sur une quasi-récession industrielle, se conclut sur une orientation positive de la production industrielle mondiale. Mais si l'Asie (hors Japon) a effacé les pertes du premier confinement, ce n'est pas le cas dans la plupart des économies occidentales. Les observations en moyenne masquent ainsi une dispersion très marquée entre secteurs, zones et pays.

    Le PIB mondial se serait contracté d’un peu moins de 4% en 2020, soit 4 fois plus qu’en 2009. Les niveaux de PIB sont partout très inférieurs à ceux du début 2019, à de rares exceptions près (Chine, Taïwan, Vietnam…) ce qui atteste de la profondeur de la chute d’activité dans les secteurs non industriels. Au sein des grands pays de la zone euro, le repli va de 5,4% en Allemagne à plus de 11% en Espagne.

    La sphère financière a résisté au choc

    Les comportements atypiques ont créé des déséquilibres (envolée du poids de la dette publique et privée, hausse spectaculaire de l’épargne des ménages, faible ajustement de l’emploi) dont la résorption façonnera les trajectoires économiques, plus probablement vers 2022-2023.

    Dans l’immédiat, les marchés financiers ont fait preuve d'une résilience remarquable. Les émissions de titres privés ont atteint des records sur les marchés obligataires. Les mouvements de change ont été contenus (livre turque et peso argentin exceptés). Les marchés boursiers ont clôturé l'année en hausse aux Etats-Unis, en léger recul en Europe par rapport à début 2019.

    Les interventions massives des banques centrales ont pu avoir un effet anesthésiant, ces dernières ayant absorbé dans leurs bilans une grande part du surcroît de dette publique aux Etats-Unis et en zone euro.

    Table des matières :

    1. L’économie mondiale en 2020

    - Etats-Unis : chocs sur l’emploi et les finances publiques
    - Zone euro : le retour menaçant des divergences
    - France : une économie sous respirateur artificiel
    - Allemagne : moins dure sera la crise
    - Italie : l’épée de Damoclès de l’endettement public
    - Espagne : victime de sa spécialisation
    - Royaume-Uni : l’ombre du Brexit
    - Japon : un potentiel de rebond fragilisé
    - Asie émergente : résilience face au choc
    - Amérique Latine : fragilités accentuées
    - Europe émergente : déséquilibres externes en Turquie

    2. Les marchés mondiaux en 2020

    - Marchés boursiers : in Wall Street, we trust
    - Matières premières : le pétrole chute avec la mobilité
    - Taux d’intérêt : retour vers le plancher
    - Changes : changement de cap pour le dollar

    Tableaux
    Graphiques

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