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Perspectives économiques et Bilan de l'année

Notre scénario pour l'économie mondiale

• Prévisions à court terme

chaque trimestre, notre scénario à deux ans pour l'économie mondiale, européenne et française

• Perspectives à moyen terme

en mars, l'exercice est étendu à quatre ans et à des enjeux structurels

• Bilan de l'année

en janvier, la synthèse des grands événements et tendances économiques de l'année passée.

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Perspectives économiques

Chaque trimestre la direction de la conjoncture de Rexecode présente en exclusivité à ses adhérents ses prévisions à deux ans pour l'économie mondiale et l'économie française. Une fois par an, en m...

    Perspectives de l'économie mondiale 2021-2022: retour vers "la croissance d'avant"

    - septembre 2021

    17/09/2021

    Ouverte en Chine, puis aux Etats-Unis et enfin en zone euro, la phase de vif rebond ou plutôt de rattrapage de l’activité perdue au cœur de la crise sanitaire, s’achève dans le même ordre. La plupart des économies devraient rejoindre, d’ici fin 2022, leurs rythmes tendanciels de croissance pré-Covid. La perte de PIB qui restera alors par rapport aux niveaux attendus avant crise contrera au moins à court terme les forces inflationnistes, les capacités de production ayant été préservées durant la récession au prix d'une hausse de l'endettement public et privé.

    Prévisions Croissance Monde France Zone euro 2021-2022 (rexecode, sept. 2021)

    Un pic de croissance a été dépassé, d'abord en Chine, puis aux Etats-Unis, en zone euro, ou est en passe de l’être dans la plupart des économies. La phase de vif rebond qui s’achève n'a permis qu'un rattrapage partiel et inégal de l'activité perdue en raison du choc du Covid.

    Des déséquilibres majeurs se sont formés ou plutôt accentués au cours de la crise sanitaire, dont le choc a été absorbé pour l'essentiel par le secteur public. Les ménages ont constitué un important stock d’épargne, dont nous retenons que seule une portion congrue sera réinjectée dans la demande. L'endettement public a fortement progressé, comme celui des entreprises, ces dernières ayant en contrepartie accumulé des liquidités qui pourraient fondre rapidement.

    Selon notre scénario, les mécanismes économiques de restauration, même partielle, des bilans privés et publics conduiront à un ralentissement de la dépense en 2022 un peu partout dans le monde. En conséquence, la croissance mondiale ralentirait à 4,4% après 5,8% en 2021. En 2022, le PIB mondial serait inférieur de 3% au niveau attendu avant la crise Covid, en prolongeant sur 2020-22 le rythme tendanciel observé de 2010 à 2019. Fin 2022, la croissance reviendrait au voisinage de ce rythme tendanciel de 3,3%, voire un peu en-dessous.

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Perspectives économiques à moyen terme

Une fois par an, en mars, l'équipe conjoncture étend son exercice de prévision pour l'économie mondiale à un horizon de 5 ans. Le dossier des Perspectives à moyen terme comprend un scénario central...

    Perspectives de l'économie mondiale 2021-2025: de grandes divergences

    - Mars 2021

    22/03/2021

    Bien que la pandémie soit loin d'être maitrisée, les perspectives d’un rebond se dessinent de plus en plus clairement. Il s’appuiera, d'abord aux Etats-Unis, sur les soutiens budgétaires et la réinjection progressive des liquidités accumulées. Pour les entreprises cependant, liquidité ne veut pas dire solvabilité et une petite rechute pourrait intervenir dès 2023. Ce faisant, le risque inflationniste resterait contenu. Mais les risques liés aux divergences de niveau de vie et de dette publique pourraient ressurgir, notamment en zone euro

    croissance PIB France Monde 2021-2025 (prévisions Rexecode, mars 2021)

    A court terme, le rebond pourrait être aussi soudain que le fut en 2020 la chute de l'activité

    L'industrie a déjà retrouvé son niveau pré-Covid alors qu'il lui avait fallu 22 mois après la crise de 2008. Les services pourraient suivre dès les contraintes levées. Car lors de cette récession atypique, revenu et patrimoine des ménages comme accès au crédit ont été préservés dans les économies avancées. Avec une croissance de 5,7% sur l'année, le PIB mondial dépasserait son niveau pré-Covid dès 2021, mais resterait durablement sous le niveau correspondant à sa trajectoire d'avant crise.

    La reprise se fera en ordre dispersé, les divergences entre pays et zones s'accentueront

    - Le rebond est amorcé aux Etats-Unis, une des seules économies avancées dont le PIB rejoindrait son niveau tendanciel pré-Covid d'ici 2025. Si on ajoute au "Plan Biden" les liquidités accumulées par les ménages et les entreprises, ce sont au total 20 points de PIB qui sont en mesure de soutenir l'activité.

    - La levée des contraintes sanitaires sera plus tardive en Europe la plupart des pays retrouveraient leur niveau d'activité pré-Covid en 2022. Malgré des soutiens publics inédits (mais moindres qu'aux Etats-Unis), le PIB de la zone euro restera 3 points sous son niveau tendanciel en 2025. Le PIB par habitant de la zone euro serait inférieur de 27 points à celui des Etats-Unis contre 24 avant la pandémie.

    - Au sein de la zone euro, le PIB par habitant des pays les plus touchés par la crise (France, Italie, Espagne) s'éloigneraient encore plus vers le bas de celui de l'Allemagne avec, en parallèle, une divergence accrue des dettes publiques.

    - S'agissant des économies émergentes, on peut parler de décennie perdue en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Afrique dont les PIB par habitant stagnent depuis 2014-15. En 2025, le PIB par habitant de ces régions restera inférieur à celui enregistré dix ans plus tôt, alors que celui de l'Asie émergente aura progressé de 62%.

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Bilan de l'année

En janvier, une vision synthétique de l'année économie et financière passée au niveau mondial et régional, complétée par une annexe statistique.Publication réservée aux adhérents.

    Bilan de l’année 2020: une année sous l’emprise de la pandémie de Covid-19

    - janvier 2021

    14/01/2021

    Dès lors que la situation économique reste dictée par la pandémie de Covid-19, le bilan de l’année 2020 s'apparente à un point d’étape. L’économie elle-même a été "mise sous cloche" au prix d’un creusement exceptionnel des déficits publics et d’un interventionnisme monétaire inédit et ce n’est probablement que lorsque ces soutiens seront réduits que le bilan économique de cette année exceptionnelle pourra être établi. La profondeur des stigmates de la crise dépendra de l’issue de la course engagée entre virus et vaccination.

    Photo Edwin Hooper, Unsplash

    Une crise inédite, globale et inégale

    L'année 2020 qui s’était ouverte sur une quasi-récession industrielle, se conclut sur une orientation positive de la production industrielle mondiale. Mais si l'Asie (hors Japon) a effacé les pertes du premier confinement, ce n'est pas le cas dans la plupart des économies occidentales. Les observations en moyenne masquent ainsi une dispersion très marquée entre secteurs, zones et pays.

    Le PIB mondial se serait contracté d’un peu moins de 4% en 2020, soit 4 fois plus qu’en 2009. Les niveaux de PIB sont partout très inférieurs à ceux du début 2019, à de rares exceptions près (Chine, Taïwan, Vietnam…) ce qui atteste de la profondeur de la chute d’activité dans les secteurs non industriels. Au sein des grands pays de la zone euro, le repli va de 5,4% en Allemagne à plus de 11% en Espagne.

    La sphère financière a résisté au choc

    Les comportements atypiques ont créé des déséquilibres (envolée du poids de la dette publique et privée, hausse spectaculaire de l’épargne des ménages, faible ajustement de l’emploi) dont la résorption façonnera les trajectoires économiques, plus probablement vers 2022-2023.

    Dans l’immédiat, les marchés financiers ont fait preuve d'une résilience remarquable. Les émissions de titres privés ont atteint des records sur les marchés obligataires. Les mouvements de change ont été contenus (livre turque et peso argentin exceptés). Les marchés boursiers ont clôturé l'année en hausse aux Etats-Unis, en léger recul en Europe par rapport à début 2019.

    Les interventions massives des banques centrales ont pu avoir un effet anesthésiant, ces dernières ayant absorbé dans leurs bilans une grande part du surcroît de dette publique aux Etats-Unis et en zone euro.

    Table des matières :

    1. L’économie mondiale en 2020

    - Etats-Unis : chocs sur l’emploi et les finances publiques
    - Zone euro : le retour menaçant des divergences
    - France : une économie sous respirateur artificiel
    - Allemagne : moins dure sera la crise
    - Italie : l’épée de Damoclès de l’endettement public
    - Espagne : victime de sa spécialisation
    - Royaume-Uni : l’ombre du Brexit
    - Japon : un potentiel de rebond fragilisé
    - Asie émergente : résilience face au choc
    - Amérique Latine : fragilités accentuées
    - Europe émergente : déséquilibres externes en Turquie

    2. Les marchés mondiaux en 2020

    - Marchés boursiers : in Wall Street, we trust
    - Matières premières : le pétrole chute avec la mobilité
    - Taux d’intérêt : retour vers le plancher
    - Changes : changement de cap pour le dollar

    Tableaux
    Graphiques

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