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Perspectives économiques et Bilan de l'année

Notre scénario pour l'économie mondiale

• Prévisions à court terme

chaque trimestre, notre scénario à deux ans pour l'économie mondiale, européenne et française

• Perspectives à moyen terme

en mars, l'exercice est étendu à quatre ans et à des enjeux structurels

• Bilan de l'année

en janvier, la synthèse des grands événements et tendances économiques de l'année passée.

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Perspectives économiques à moyen terme

Une fois par an, en mars, l'équipe conjoncture étend son exercice de prévision pour l'économie mondiale à un horizon de 5 ans. Le dossier des Perspectives à moyen terme comprend un scénario central...

    Perspectives de l'économie mondiale 2021-2025: de grandes divergences

    - Mars 2021

    22/03/2021

    Bien que la pandémie soit loin d'être maitrisée, les perspectives d’un rebond se dessinent de plus en plus clairement. Il s’appuiera, d'abord aux Etats-Unis, sur les soutiens budgétaires et la réinjection progressive des liquidités accumulées. Pour les entreprises cependant, liquidité ne veut pas dire solvabilité et une petite rechute pourrait intervenir dès 2023. Ce faisant, le risque inflationniste resterait contenu. Mais les risques liés aux divergences de niveau de vie et de dette publique pourraient ressurgir, notamment en zone euro

    croissance PIB France Monde 2021-2025 (prévisions Rexecode, mars 2021)

    A court terme, le rebond pourrait être aussi soudain que le fut en 2020 la chute de l'activité

    L'industrie a déjà retrouvé son niveau pré-Covid alors qu'il lui avait fallu 22 mois après la crise de 2008. Les services pourraient suivre dès les contraintes levées. Car lors de cette récession atypique, revenu et patrimoine des ménages comme accès au crédit ont été préservés dans les économies avancées. Avec une croissance de 5,7% sur l'année, le PIB mondial dépasserait son niveau pré-Covid dès 2021, mais resterait durablement sous le niveau correspondant à sa trajectoire d'avant crise.

    La reprise se fera en ordre dispersé, les divergences entre pays et zones s'accentueront

    - Le rebond est amorcé aux Etats-Unis, une des seules économies avancées dont le PIB rejoindrait son niveau tendanciel pré-Covid d'ici 2025. Si on ajoute au "Plan Biden" les liquidités accumulées par les ménages et les entreprises, ce sont au total 20 points de PIB qui sont en mesure de soutenir l'activité.

    - La levée des contraintes sanitaires sera plus tardive en Europe la plupart des pays retrouveraient leur niveau d'activité pré-Covid en 2022. Malgré des soutiens publics inédits (mais moindres qu'aux Etats-Unis), le PIB de la zone euro restera 3 points sous son niveau tendanciel en 2025. Le PIB par habitant de la zone euro serait inférieur de 27 points à celui des Etats-Unis contre 24 avant la pandémie.

    - Au sein de la zone euro, le PIB par habitant des pays les plus touchés par la crise (France, Italie, Espagne) s'éloigneraient encore plus vers le bas de celui de l'Allemagne avec, en parallèle, une divergence accrue des dettes publiques.

    - S'agissant des économies émergentes, on peut parler de décennie perdue en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Afrique dont les PIB par habitant stagnent depuis 2014-15. En 2025, le PIB par habitant de ces régions restera inférieur à celui enregistré dix ans plus tôt, alors que celui de l'Asie émergente aura progressé de 62%.

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Perspectives économiques

Chaque trimestre la direction de la conjoncture de Rexecode présente en exclusivité à ses adhérents ses prévisions à deux ans pour l'économie mondiale et l'économie française. Une fois par an, en m...

    Perspectives 2020-2021: l’économie mondiale sous perfusion

    - Décembre 2020

    21/12/2020

    L’année 2020 s’achève alors que l’Europe et les Etats-Unis sont au cœur d’une deuxième vague épidémique qui épargne l’Asie et creuse les écarts entre régions et pays. L’économie mondiale fluctuera au rythme de la Covid-19 probablement jusqu’à l’année 2022, à l’issue de laquelle l’activité s’établirait respectivement 11% et 2,1% au-dessus de son niveau d’avant crise en Asie et aux Etats-Unis, mais 0,3% en deçà dans l'UE.

    Croissance du PIB France / Monde prévisions 2020-2022 Rexecode déc 2020

    La Covid-19 dictera son tempo à l’économie mondiale jusqu’à la vaccination massive des populations, soit au mieux à la fin 2021 dans certains pays, mais plus sûrement courant 2022. D’ici là, l’alternance de périodes de restrictions et de rebond de l’économie pourrait se prolonger et inhiber les choix individuels comme les projets d’embauche ou d’investissement. L’activité resterait sous son niveau d’avant crise jusqu’en 2022 dans la plupart des pays, voire 2023 pour les plus rudement frappés, comme la France.

    • La deuxième vague épidémique accentue les écarts entre zones et pays

    Après la Chine, la première vague épidémique, assortie de mesures de confinement et d’une chute de l’activité, a frappé le reste du monde de manière quasi simultanée, quoiqu'inégale. La deuxième vague épargne l’Asie, même si la remontée des cas en Corée ou au Japon est à surveiller. Elle atteint maintenant les Etats-Unis, en retard par rapport à l’Europe.

    En 2020, l’activité reculerait d’environ -1,5% en Asie contre -3,8% dans le monde et -3,4% aux Etats-Unis, et -7% dans l’Union européenne. En 2022, la production s’établirait 11% au-dessus de son niveau de 2019 en Asie, contre +2,1% aux Etats-Unis et -0,3% dans l’UE.

    Le recul de l’activité en 2020 serait de l’ordre de 9 points de PIB en France et en Italie, de 11 points au Royaume-Uni et en Espagne, contre "seulement" 5 points en Allemagne. A la divergence des dettes publiques en zone euro risque de s’ajouter durablement celle des bases économiques.

    • Des économies sous perfusion budgétaire et monétaire

    En zone euro et aux Etats-Unis, les banques centrales ont pris en charge dans leur bilan une bonne part de la hausse de la dette publique et le taux directeur mondial est descendu à quasiment 1%. L’ensemble de la courbe des taux a été tiré vers le bas et les spreads écrasés, un mouvement propice à la valorisation de l’ensemble des actifs, au risque de voir se former des spirales haussières.

    Les interventions budgétaires massives, qui relèvent pour l'heure davantage du sauvetage que d’une véritable relance économique, ont permis de limiter fortement la perte de revenus des ménages qui, face à l’incertitude, ont gonflé leur matelas d’épargne.

    • Rapprocher surplus d’épargne des ménages et besoin de financement des entreprises

    Nous retenons que ce surplomb d’épargne restera durablement élevé. A l’inverse, les entreprises feront face à d’importants besoin de financement. En France, leurs résultats d’exploitation pourraient chuter de près de 20% en 2020 et la structure de leur bilan se déformer avec la hausse de l’endettement et l’érosion de leurs fonds propres.

    La canalisation de l’épargne vers le financement des entreprises sera un levier clé pour éviter une stagnation économique durable par défaut d'investissement productif, et pour commencer à envisager débrancher la perfusion publique qui nourrit l’économie mondiale.

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Bilan de l'année

En janvier, une vision synthétique de l'année économie et financière passée au niveau mondial et régional, complétée par une annexe statistique.Publication réservée aux adhérents.

    Bilan de l’année 2020: une année sous l’emprise de la pandémie de Covid-19

    - janvier 2021

    14/01/2021

    Dès lors que la situation économique reste dictée par la pandémie de Covid-19, le bilan de l’année 2020 s'apparente à un point d’étape. L’économie elle-même a été "mise sous cloche" au prix d’un creusement exceptionnel des déficits publics et d’un interventionnisme monétaire inédit et ce n’est probablement que lorsque ces soutiens seront réduits que le bilan économique de cette année exceptionnelle pourra être établi. La profondeur des stigmates de la crise dépendra de l’issue de la course engagée entre virus et vaccination.

    Photo Edwin Hooper, Unsplash

    Une crise inédite, globale et inégale

    L'année 2020 qui s’était ouverte sur une quasi-récession industrielle, se conclut sur une orientation positive de la production industrielle mondiale. Mais si l'Asie (hors Japon) a effacé les pertes du premier confinement, ce n'est pas le cas dans la plupart des économies occidentales. Les observations en moyenne masquent ainsi une dispersion très marquée entre secteurs, zones et pays.

    Le PIB mondial se serait contracté d’un peu moins de 4% en 2020, soit 4 fois plus qu’en 2009. Les niveaux de PIB sont partout très inférieurs à ceux du début 2019, à de rares exceptions près (Chine, Taïwan, Vietnam…) ce qui atteste de la profondeur de la chute d’activité dans les secteurs non industriels. Au sein des grands pays de la zone euro, le repli va de 5,4% en Allemagne à plus de 11% en Espagne.

    La sphère financière a résisté au choc

    Les comportements atypiques ont créé des déséquilibres (envolée du poids de la dette publique et privée, hausse spectaculaire de l’épargne des ménages, faible ajustement de l’emploi) dont la résorption façonnera les trajectoires économiques, plus probablement vers 2022-2023.

    Dans l’immédiat, les marchés financiers ont fait preuve d'une résilience remarquable. Les émissions de titres privés ont atteint des records sur les marchés obligataires. Les mouvements de change ont été contenus (livre turque et peso argentin exceptés). Les marchés boursiers ont clôturé l'année en hausse aux Etats-Unis, en léger recul en Europe par rapport à début 2019.

    Les interventions massives des banques centrales ont pu avoir un effet anesthésiant, ces dernières ayant absorbé dans leurs bilans une grande part du surcroît de dette publique aux Etats-Unis et en zone euro.

    Table des matières :

    1. L’économie mondiale en 2020

    - Etats-Unis : chocs sur l’emploi et les finances publiques
    - Zone euro : le retour menaçant des divergences
    - France : une économie sous respirateur artificiel
    - Allemagne : moins dure sera la crise
    - Italie : l’épée de Damoclès de l’endettement public
    - Espagne : victime de sa spécialisation
    - Royaume-Uni : l’ombre du Brexit
    - Japon : un potentiel de rebond fragilisé
    - Asie émergente : résilience face au choc
    - Amérique Latine : fragilités accentuées
    - Europe émergente : déséquilibres externes en Turquie

    2. Les marchés mondiaux en 2020

    - Marchés boursiers : in Wall Street, we trust
    - Matières premières : le pétrole chute avec la mobilité
    - Taux d’intérêt : retour vers le plancher
    - Changes : changement de cap pour le dollar

    Tableaux
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