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Perspectives économiques et Bilan de l'année

Notre scénario pour l'économie mondiale

• Prévisions à court terme

chaque trimestre, notre scénario à deux ans pour l'économie mondiale, européenne et française

• Perspectives à moyen terme

en mars, l'exercice est étendu à quatre ans et à des enjeux structurels

• Bilan de l'année

en janvier, la synthèse des grands événements et tendances économiques de l'année passée.

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Perspectives économiques

Chaque trimestre la direction de la conjoncture de Rexecode présente en exclusivité à ses adhérents ses prévisions à deux ans pour l'économie mondiale et l'économie française. Une fois par an, en m...

    Perspectives économiques mondiales 2019-2020: la croissance sur un palier bas

    - juin 2019

    21/06/2019

    La modération de l'activité mondiale, qui a pris la forme d'une quasi-récession dans l'industrie, ne devrait pas s'accentuer en 2020. Nous maintenons le scénario d'un retour de la croissance à un rythme en cohérence avec des potentiels partout affaiblis, en tenant compte d'un début d'année plus favorable qu'attendu notamment en Europe et aux Etats-Unis. La croissance mondiale serait de 3% en 2019 et en 2020, à condition que les tensions géopolitiques ne prennent pas un tournant plus aigu.

    Croissance du PIB en volume - Prévisions Rexecode, juin 2019

    • Les sujets de préoccupation s'accumulent tant sur le plan géopolitique (conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis, Brexit, tensions entre Bruxelles et Rome, tensions dans le Golfe Persique) qu'économique (quasi-récession industrielle mondiale, ralentissement des créations nettes d’emploi aux Etats-Unis, inversion de la pente de la courbe des taux américains).

    • Pour autant, nous ne privilégions pas le scénario d’un retournement plus marqué de l’activité, en l'absence des déclencheurs "habituels" des récessions. Tout d’abord, les prix du pétrole baissent et l’approvisionnement du marché semble cohérent avec une demande affaiblie. Ensuite, les taux d’intérêt sont plutôt repartis à la baisse, éloignant un peu les craintes sur la solvabilité immédiate d’acteurs ayant fortement accru leur endettement.

    • Les politiques économiques ont pris un tournant expansif aussi bien dans leur volet budgétaire (Etats-Unis, Chine et même zone euro) que monétaire avec une vague de baisses de taux principalement dans les pays émergents. Enfin, quelques signes suggèrent une stabilisation dans l’automobile et l’électronique, deux secteurs ayant subi de forts reculs de l'activité ces derniers mois.

    • L’économie américaine est rattrapée par la stagnation industrielle mondiale. La stimulation par la réforme fiscale s’atténue en attendant un hypothétique plan infrastructures. Il s’agit plus d’un fléchissement de croissance qui passe par le tassement de l’investissement. Il ne justifie une baisse forte des taux directeurs, d'autant que si les anticipations d'inflation baissent, ses moteurs demeurent.

    • La zone euro, en particulier l’Allemagne, a fortement pâti du retournement de l’activité industrielle depuis près d’un an. La propagation à l’ensemble des activités ne s’opère pas franchement, les indices de climat des affaires dans les services et la construction restant positifs. La croissance sera avant tout soutenue par la demande interne. C'est le cas en France avec la politique de soutien des ménages.

Perspectives économiques à moyen terme

Une fois par an, en mars, l'équipe conjoncture étend son exercice de prévision pour l'économie mondiale à un horizon de 5 ans. Le dossier des Perspectives à moyen terme comprend un scénario central...

Bilan de l'année

En janvier, une vision synthétique de l'année économie et financière passée au niveau mondial et régional, complétée par une annexe statistique.Publication réservée aux adhérents.

    Bilan de l'année 2018: résurgence des risques

    - Janvier 2019

    14/01/2019

    De l'exacerbation des tensions commerciales aux nouvelles inquiétudes sur la zone euro ou sur l'endettement des entreprises, les risques sont revenus en force en 2018 et ont rejailli sur la plupart des variables économiques et financières. La croissance a déjà franchement ralenti dans la plupart des pays d’Europe et d’Asie, et les Etats-Unis ont fait quasiment cavalier seul. L'économie américaine a fortement accéléré mais sa capacité à tenir ce rythme pose question. Si la croissance mondiale a été proche, en moyenne annuelle, en 2018 de celle de 2017, les auspices sous lesquels s’ouvre l’année 2019 sont bien plus sombres.

    Photo Daoudi Aissa, Unsplash

    • Montée des risques

    Courant 2017, les risques sur la croissance s’étaient progressivement dissipés, l’année se concluant sur des signes d’accélération assez généralisée de la croissance. A l’inverse, les risques sont revenus en force en 2018 avec l’exacerbation des tensions commerciales, le renouveau du risque italien et des inquiétudes autour de la zone euro, l’inconnue du Brexit ou la résurgence des inquiétudes liées à l’endettement des entreprises dans les économies développées et, d’une manière générale, de la Chine.

    • Ralentissement quasi-général et exception américaine

    En 2017, les deux tiers des 75 économies inclues dans nos prévisions avaient vu leur croissance progresser par rapport à 2016. En 2018, elles ne sont plus qu'un tiers. Alors que la plupart des pays d’Europe et d’Asie ont franchement ralenti et que des économies émergentes ont pâti de l'appréciation du dollar, la croissance américaine a fortement accéléré à la faveur d'un stimulant fiscal et budgétaire aux effets aussi massifs que temporaires. Sa capacité à tenir le rythme est devenue la question-clé.

    • Un retournement des anticipations en fin d'année

    Reflet inversé de la fin 2017, la fin de l'année 2018 a vu un tournant abrupt des anticipations de l’activité sur les marchés. Depuis fin septembre, les mouvements de baisse ont été marqués, notamment sur les marchés boursiers. Le cours du baril a perdu temporairement plus de 30$ à partir de son point haut atteint en octobre. Enfin, les taux longs ont reflué à compter de novembre avec les doutes sur la poursuite de la remontée des taux directeurs de la Fed, dans un contexte de ralentissement économique et d’absence de signes d’inflation.

    Au total, si la croissance économique mondiale a été proche, en moyenne annuelle, en 2018 de celle de 2017 (3,6% contre 3,7% respectivement), l’année 2019 s'ouvre sous des auspices bien plus sombres que l’an dernier.

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