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Perspectives économiques et Bilan de l'année

Notre scénario pour l'économie mondiale

• Prévisions à court terme

chaque trimestre, notre scénario à deux ans pour l'économie mondiale, européenne et française

• Perspectives à moyen terme

en mars, l'exercice est étendu à quatre ans et à des enjeux structurels

• Bilan de l'année

en janvier, la synthèse des grands événements et tendances économiques de l'année passée.

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Perspectives économiques à moyen terme

Une fois par an, en mars, l'équipe conjoncture étend son exercice de prévision pour l'économie mondiale à un horizon de 5 ans. Le dossier des Perspectives à moyen terme comprend un scénario central...

    Perspectives économiques mondiales 2020-2024: après la chute et le rebond, jusqu'où ira l'onde de choc du coronavirus?

    - Juin 2020

    23/06/2020

    La crise du Covid-19 dessine une séquence en trois temps. Après la sidération, une phase de récupération est amorcée, avant un retour sur un sentier de croissance affaibli. Le choc de la pandémie et des restrictions sanitaires entrainera en 2020 une chute brutale du PIB mondial. Le rebond qui suivra en 2021-2022 pourrait être tout aussi spectaculaire, mais laissera une perte permanente de PIB, en dépit de soutiens publics massifs. Les comportements des ménages et des entreprises resteront contraints, en particulier en matière d’investissement, ce qui pèsera à moyen terme sur la croissance potentielle.

    Prévisions Rexecode (2020-2024), juin 2020 France et Monde

    Une crise économique brutale à la genèse singulière

    L’économie mondiale fait face depuis l’hiver 2020 à un choc d’une sévérité et d’une soudaineté inédites qui a balayé toutes les prévisions. La construction de notre nouveau scénario à moyen terme s'appuie sur les comportements les plus probables des agents économiques et sur quelques hypothèses, en premier lieu nous retenons que l'épidémie restera sous contrôle.

    Planétaire, la pandémie de Covid-19 a des répercussions à court comme à moyen termes, très hétérogènes selon les pays. Nous retenons que les écarts de performance et de finances publiques qui se creuseront au sein de la zone euro ne déclencheront pas de crise.

    La crise actuelle est d’abord le fruit d’une perturbation exogène des conditions de production, la perte de revenu qui en résulte affectant ensuite la demande. Cette genèse spécifique et l’ampleur des soutiens publics pourraient se traduire par une trajectoire originale en sortie de crise.

    La sortie de récession est enclenchée, un rebond suivra mais la récupération sera partielle

    Avec le déconfinement, la phase de sortie de récession semble bien enclenchée, mais la récupération sera probablement incomplète. D'abord parce que certaines activités, en particulier dans les services, ne sont pas reportables. Ensuite, parce que ménages et entreprises conserveront des comportements de précaution. Enfin, parce que des règles sanitaires nécessaires faute de vaccin affecteront les conditions de production.

    Nous estimons qu'à l’échelle mondiale, la baisse d’activité serait de 4,6% en 2020, quand nos prévisions de décembre 2019 tablaient sur +3%. Le rebond attendu l'année suivante n'effacerait cette perte que partiellement: en 2021 le PIB mondial resterait inférieur de 3,9% au niveau attendu avant la crise, dans nos prévisions de décembre (l’écart serait de 5,3% dans le cas de la France). La récupération se prolongera en 2022, voire en 2023, mais resterait incomplète.

    Une perte permanente de revenus aux conséquences probables sur la croissance potentielle

    Même si elle est d'abord largement supportée par la puissance publique, avec à la clé une envolée de la dette, la perte d'activité et de revenus affecte les entreprises qui, en conséquence, revoient à la baisse leurs projets d’investissement et d’embauche. Dès lors, le processus d’accumulation se grippe.

    L'examen des récessions passées montre ainsi qu'elles ont presque toujours abouti à une baisse de la croissance potentielle. Les dommages pourraient cependant être moins importants qu'en 1993 et 2009, notamment en zone euro et en France où ces deux épisodes récessifs avaient été suivis d’une forte maîtrise des comptes publics. En raison aussi de la nature spécifique de cette crise, ni économique, ni financière à l'origine.

    Voir aussi

Perspectives économiques

Chaque trimestre la direction de la conjoncture de Rexecode présente en exclusivité à ses adhérents ses prévisions à deux ans pour l'économie mondiale et l'économie française. Une fois par an, en m...

    2020-21: quelles perspectives économiques mondiales au temps du COVID-19 ?

    - mars 2020

    31/03/2020

    Cette édition des Perspectives est consacrée à l'évaluation de l'impact économique de la pandémie de COVID-19. Nous proposons des perspectives conditionnelles pour l'économie mondiale en 2020 et 2021, en partant de l'exercice de décembre dernier et d'hypothèses sur l'évolution de la pandémie et des mesures de confinement de la population. Nous nous attachons à éclairer et à chiffrer les mécanismes de transmission du choc à l'économie.

    Chirurgical masks Macau Photo Agency on Unsplash

    Le choc associé à la pandémie et aux mesures de confinement adoptées dans un nombre croissant de pays pèsera lourdement sur l’activité.

    L’impact final du choc dépendra largement de la durée des confinements qui affectent la vie sociale, les conditions de travail et de production. Il dépend de paramètres qui échappent à l'économiste: l’évolution de la pandémie et les décisions des autorités.

    Les perspectives proposées dans ce dossier à partir des informations disponibles au 25 mars sont donc conditionnelles et reposent notamment sur deux hypothèses de travail pour la France et d'autres pays européens: la première, très favorable, est un confinement d'un mois, se terminant en France à la mi-avril, la seconde, d'un confinement de deux mois. Les chiffrages proposés permettent d'apprécier les conséquences de durées plus longues.

    Les mécanismes de transmission du choc à l'économie

    A court terme, aucune politique économique ne peut empêcher la diminution du revenu national mais elle peut influer sur sa répartition entre ménages, entreprises et administrations publiques.

    Les gouvernements, c’est le cas en France, ont généralement choisi de préserver autant que possible le revenu des salariés au prix d'un accroissement du besoin de financement public. Pour les entreprises, le choc implique une baisse importante de l’excédent brut d’exploitation et plus encore du résultat net, baisse que les marchés boursiers ont sanctionnée.

    En dépit des mesures de crédit et de report de paiement de charges sociales et fiscales, les entreprises les plus fragiles ne pourront éviter la cessation d’activité. Il en résultera une hausse du risque de crédit et une dégradation du bilan des banques. Il est très probable qu'à court terme les entreprises révisent en baisse ou reportent des projets d’investissement, puis resserrent les coûts.

    Une récession probable en France et au niveau mondial

    Ces mécanismes conduisent pour la France à une révision en baisse du taux de croissance de plus de 3 points en 2020 par rapport à notre scénario de décembre 2019 dans l’hypothèse d’un confinement d'un mois, et de près de 6 points s'il dure deux mois, ramenant la croissance en 2020 à respectivement -2,6% ou -4,9%. En 2021, le rebond serait plus fort dans le premier cas (+2,5%) que dans le second (+2,2%).

    L'impact serait comparable dans les autres pays européens. Il serait plus fort en Italie voire aux Etats-Unis où la compensation des pertes de revenus des agents sont moindres. La croissance en Chine serait divisée par plus de 2 par rapport à 2019. Au total, la croissance du PIB mondial serait négative en 2020.

    Table des matières :

    - Présentation

    - Vague et reflux de l’épidémie

    - Quelles perspectives économiques mondiales au temps du Covid-19 ?

    - Quel impact du confinement sur l’économie française ? Une approche par l’offre

    - L’impact du choc de la pandémie sur le niveau de la demande en France

    - Deux scénarios macroéconomiques pour la France

    - Crise sanitaire, mesures de soutien et déficit public en France

    - Le Covid-19 pourrait-il provoquer une nouvelle crise souveraine de la zone euro ?

    Sommaire :
    • Des plans de soutien d’une ampleur inédite en Europe

Bilan de l'année

En janvier, une vision synthétique de l'année économie et financière passée au niveau mondial et régional, complétée par une annexe statistique.Publication réservée aux adhérents.

    Bilan de l’année 2019: une année sous l’emprise de taux toujours plus bas

    - Janvier 2020

    20/01/2020

    L’année 2018 s’était conclue sur la montée de périls géopolitiques et économiques. Début 2020, le paysage économique est très différent. Comme nous l'anticipions début 2019, le cycle économique et financier n'a pas connu de heurts majeurs, même si des chocs spécifiques ont touché plusieurs secteurs industriels. La détente monétaire a contribué à prolonger la phase d’expansion, même à un rythme modéré. Elle s’est doublée dans plusieurs pays d’une amorce de relance budgétaire.

    Croissance du PIB en volume Pays émergents Etats-Unis Zone euro

    • Un paysage économique très différent de la fin d'année 2018

    L’année 2018 s’était conclue sur la montée de périls géopolitiques et économiques. Les taux d’intérêt étaient orientés à la hausse. Les économies émergentes et la zone euro avaient connu un franc fléchissement de la croissance auxquels seuls les Etats-Unis avaient échappé. Marchés boursiers et prix du pétrole avaient vivement décroché.

    Début 2020, le paysage économique est très différent. L’année 2019 s’est notamment conclue sur la promesse d’un accord prochain, ou plutôt d’une trêve, sur le contentieux commercial entre Etats-Unis et Chine, et sur une nouvelle envolée des marchés boursiers.

    • Les craintes de récession qui ont hanté l'année 2019 ne se sont pas confirmées

    Comme nous l'anticipions début 2019, le cycle économique et financier n'a pas connu de heurts majeurs. Le ralentissement économique mondial ne s’est pas grandement amplifié. La croissance instantanée s'est stabilisée en zone euro et s'est seulement érodée dans les économies émergentes.

    La détente monétaire a contribué à prolonger la phase d’expansion en cours, même à un rythme modéré. Elle s’est doublée dans plusieurs pays d’une amorce de relance budgétaire.

    Ravivées au gré des révisions des prévisions de croissance, de l'inversion de la courbe des taux aux Etats-Unis ou encore de la contraction des échanges mondiaux, les craintes d'une récession ont finalement été démenties.

    • Des chocs essentiellement limités à l'industrie

    Pourtant, des chocs spécifiques se sont enchaînés pour plusieurs secteurs industriels tels que l’électronique, l’aéronautique avec les déboires subis par Boeing et plus encore l’industrie automobile. 2020 dira si ces chocs sont purement sectoriels ou s’ils relèvent d’un retournement général. Ils ne se sont en tout cas pas ou très peu propagés aux activités de services ou de la construction.

    L’économie française est pour sa part restée sur une trajectoire de croissance molle, similaire à son potentiel mais légèrement supérieure à celle de la zone euro, une observation inédite depuis 2013 expliquée avant tout par la forte contraction de l’activité industrielle en Allemagne.

    Table des matières :

    1. L’économie mondiale en 2019

    Monde : croissance, inflation et taux en moins

    Etats-Unis : une Job machine tonitruante

    Zone euro : ambiance de fin de cycle

    Allemagne : quand l’automobile ne va pas…

    France : les moteurs internes ont porté la croissance

    Italie : croissance nulle

    Espagne : ralentissement ordonné

    Royaume-Uni : la tragi-comédie du Brexit

    Japon : choc TVA et plan de relance

    Economies émergentes : fort soutien des politiques monétaires

    Asie émergente : assouplissement monétaire et budgétaire

    Amérique Latine : incertitudes politiques

    Europe Emergente : piètre millésime pour la Turquie et la Russie
    2. Les marchés mondiaux en 2019

    Marchés boursiers : toujours plus haut

    Matières premières : résilience aux aléas géopolitiques

    Taux d’intérêt : cap au Sud, toutes !

    Changes : des devises aux trajectoires divergentes
    Tableaux

    Graphiques

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