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Enquête Trésorerie, Investissement et Croissance des PME

Baromètre trimestriel Bpifrance Le lab - Rexecode

Lancée en 2018 en partenariat avec Bpifrance Le lab, cette enquête recueille chaque trimestre le sentiment des dirigeants de TPE et PME sur la trésorerie de leur entreprise, les délais de paiement clients et fournisseurs, leur financement et leurs projets d’investissement.

Le baromètre identifie aussi les freins au développement de l'entreprise. Une thématique spécifique est développée dans chaque édition en fonction de l’actualité.

Voir aussi : Enquête Trésorerie grandes entreprises et ETI

PME/TPE : la trésorerie reste confortable mais une nette dégradation est attendue ces prochains mois

- Baromètre "Trésorerie, Investissement et Croissance des PME", Novembre 2019

20/11/2019

Les PME et TPE font toujours état d’une grande facilité d’accès au crédit et d'une trésorerie confortable. Elles anticipent cependant une nette dégradation de la trésorerie ces prochains mois et un ralentissement de l'investissement. Un ajustement cohérent alors que les contraintes de demande sont davantage citées comme un frein à la croissance. Toujours en tête, les difficultés de recrutement ont probablement atteint un pic cet été.

baromètre PME Bpifrance Le Lab - Rexecode - trésorerie- nov 2019

Les principaux résultats du baromètre :

• La trésorerie reste à un niveau relativement confortable. Les PME sont aussi nombreuses à déclarer une amélioration de leur trésorerie qu’une dégradation au cours des 3 derniers mois, et seules 27 % d’entre elles jugent leur situation de trésorerie difficile (contre 30% au 3e trimestre).

Elle est cependant attendue en dégradation ces prochains mois, ce qui peut s’expliquer en partie par la fin de l’apport exceptionnel de trésorerie lié à la transformation du CICE en allégement de charges en 2019.

• Les délais de paiement des clients se sont légèrement réduits tandis que ceux vis à vis des fournisseurs se sont marginalement allongés.

• L'investissement serait moins dynamique en 2019. La part des PME qui ont investi ou envisagent de le faire cette année est en légère baisse (53% contre 56% il y a un an pour l’année 2018). En outre, le montant des dépenses d’investissement devrait un peu ralentir (-2 pts sur un an pour le solde d’opinion sur l’évolution de ces dépenses). Les besoins de renouvellement et/ou de modernisation des équipements en restent le principal motif. L'objectif d’extension de capacités recule.

• Les conditions d’accès au crédit restent aisées. 18% des entreprises ont rencontré des difficultés pour financer leur exploitation courante, une proportion stable sur un an, et 16% pour leurs investissements, proportion en légère hausse sur 6 mois.

• Freins à la croissance : Les difficultés de recrutement semblent avoir atteint un pic cet été. Elles demeurent, de loin, le principal frein à la croissance des PME mais reculent un peu (citées par 53% des PME contre 59% au 3e trimestre). À l’inverse, les contraintes de demande sont un peu plus pesantes ce trimestre, représentant un frein pour 31% des PME (contre 26% il y a 3 mois).

Focus de cette édition : Les PME face aux enjeux climatiques et environnementaux

Enjeux climatiques et environnementaux: près d'une PME sur deux estime qu'ils affecteront l'activité, une sur trois a un plan d'action

- Focus du baromètre PME/TPE, novembre 2019

19/11/2019

47% des dirigeants de PME pensent que les changements climatiques et environnementaux affecteront moyennement à fortement leur activité d’ici cinq ans. Ils anticipent un impact négatif sur les coûts financiers mais positif sur l’attractivité de leur entreprise et neutre sur le CA. Cependant, par manque de temps surtout, 64% des dirigeants n’ont pas mis en place d’action ou de stratégie spécifique. Ceux qui se sont emparé du sujet l'ont fait d'abord par sensibilité personnelle et aussi pour valoriser l’image de leur entreprise.

Baromètre PME : Focus Environnement nov 2019

Un peu moins de la moitié des dirigeants de PME jugent leur entreprise concernée par les enjeux climatiques et environnementaux

47% des dirigeants ayant répondu à l’enquête pensent que les changements climatiques et environnementaux affecteront moyennement à fortement le fonctionnement de leur entreprise d’ici cinq ans. Ils anticipent un impact globalement négatif sur les coûts financiers mais positif sur l’attractivité de leur entreprise et neutre sur le chiffre d’affaires.

45% des dirigeants anticipent un impact faible à nul et 8% ne se prononcent pas sur cet impact.

Un peu plus d'un dirigeant sur trois a mis en place des actions spécifiques sur ces enjeux

64% des dirigeants de PME n’ont pas mis en place d’action ou de stratégie pour s’adapter à ces changements. Le manque de temps est la principale raison avancée, citée par 36% des PME, et le manque d’intérêt ou de connaissances sur le sujet arrive en 3e position (27%). Le second motif mis en avant apparaît plus indépendant de la volonté du chef d’entreprise ; il s’agit de l’absence d’alternative technologique (31%).

36% des dirigeants ont mis en place des actions pour s’adapter à ces changements. Cette proportion monte à 71% chez les PME anticipant un impact fort de ces changements sur leur entreprise.

Les actions d’adaptation des PME portent principalement sur la gestion des déchets

Baromètre PME : Focus Environnement

La gestion des déchets est le principal aspect sur lequel portent les actions d’adaptation des PME aux enjeux du changement climatique et de l’environnement (63%).

La moitié des PME ont opéré des changements de technologie et/ou d’organisation de leur production pour répondre à ces enjeux, et une proportion similaire de PME ont adapté leur offre de produits ou services pour mieux prendre en compte la dimension environnementale.

Les dirigeants qui ont mis en place de telles actions l’ont fait en premier lieu par sensibilité personnelle (68%) mais aussi par volonté de valoriser l’image de leur entreprise (61%).

36% d’entre eux ont rencontré des obstacles lors de la mise en œuvre de ces actions, au premier rang desquels le manque de temps (pour 44% d’entre eux), l’évolution de la réglementation ou les incertitudes sur son évolution future (37%) et le manque de moyens financiers (36%)

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