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Communications extérieures

Interventions des économistes de Rexecode lors de colloques, débats ou rencontres organisés par des partenaires, des adhérents ou d'autres organismes.

Compétitivité et industrie: quels résultats 7 ans après le rapport Gallois ?

- Medef, "La compétitivité est-ele toujours un gros mot ?", novembre 2019

14/11/2019

Denis FERRAND

En novembre 2012, Louis Gallois remettait au Premier ministre un rapport préconisant un "Pacte pour la compétitivité de l'industrie française" pour faire face à un "véritable décrochage". Sept ans après, quelle est la position de la France en Europe en matière de performance industrielle et de compétitivité ? Toutes les préconisations ont-elles été mises en oeuvre? Le point à l'occasion d'une rencontre organisée par le Medef autour de M. Gallois.

"La cote d’alerte est atteinte". Fort de ce constat, le rapport remis par Louis Gallois au Gouvernement Ayrault en 2012 formulait 22 propositions dans un Pacte pour la compétitivité de l’industrie française dont la mesure emblématique du "choc de compétitivité" équivalent à 1,5 point de PIB.

Sept ans après, la France a stoppé l’hémorragie, sans pour autant redresser la compétitivité de son industrie. Premier indicateur de compétitivité, les parts de marché à l’exportation ont endigué leur baisse depuis 2017. L’emploi industriel s’est stabilisé, mais la part de la valeur ajoutée de l’industrie dans la valeur ajoutée totale a baissé à nouveau.

Ces résultats mitigés s'expliquent par plusieurs facteurs :

• Les prélèvements obligatoires restent plus élevés qu’ailleurs, notamment à cause des impôts de production, un problème omis dans le rapport Gallois.

• La dégradation de la compétitivité a entrainé une perte de substance durable du tissu industriel. La France est le pays où le nombre d’entreprises industrielles et l’emploi industriel ont le plus diminué depuis le début des années 2000.

• Les coûts salariaux ont baissé mais restent comparativement élevés, notamment dans les services, alors que la concurrence sur les coûts de l’Espagne et de l’Italie s’accentue pour l’industrie.

• L’extension du problème de compétitivité aux services : la part de marché de la France sur les services a baissé depuis 5 ans, avec des effets négatifs sur le reste de l’économie

Intervention de Denis Ferrand lors de l'événement Medef :

"La compétitivité est-elle toujours un gros mot ?", 8 novembre 2019

avec la participation de Louis Gallois, Elie Cohen (directeur de recherche au CNRS), Denis Ferrand (Directeur général de Rexecode), Sarah Guillou (directrice adjointe du département " Innovation et concurrence" à l’Ofce) et Anne-Charlotte Fredenucci (Présidente du groupe Ametra), en présence de Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef.

L'analyse du cycle économique est-elle obsolète ?

- Explor'action, Institut de Développement des Dirigeants du Groupe Crédit Agricole, novembre 2019

08/11/2019

Denis FERRAND

Très marqué par le passé, l'enchaînement des phases d'expansion et de récession semble désormais amorti aux Etats-Unis. Plus globalement, les économies sont devenues plus inertes. Ce constat amène un ensemble de questions: l'économie est-elle encore déterminée par des cycles ? Si oui, lesquels (nature, fréquence, ampleur) et où en sommes-nous sur la courbe ? Si non, avec quelles nouvelles grilles de lecture peut-on analyser, et éventuellement anticiper les évolutions conjoncturelles ou structurelles ?

Etats-Unis : écart-type de la variation sur un an du PIB

L’enchaînement de phases d’expansion et de récession est normalement très marqué aux Etats-Unis. Or, ces phases tendent à s’espacer et sont plus amorties. Estimée sur une période de cinq années glissantes, la variance de la croissance américaine est aujourd'hui au plus bas depuis le début des années 1950.

L'intérêt pour l'analyse du cycle est lui même très cyclique ! L'interrogation contemporaine porte sur sa présumée disparition.

Selon Denis Ferrand, le cycle économique n'a pas disparu mais est amorti par un ensemble de facteurs. Les déclenchements des retournements échappent désormais à la logique intrinsèque du mouvement économique, prenant davantage leur source dans la sphère financière. Quels sont dès lors les indicateurs pertinents pour repérer la position dans le cycle et les risques de retournement ? Exemple sur l'économie américaine.

Exposé de Denis Ferrand pour Explor'action, Institut de Développement des Dirigeants du Groupe Crédit Agricole le 5 novembre 2019

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