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Perspectives économiques

Notre scénario pour l'économie mondiale et française

Chaque trimestre la direction de la conjoncture de Rexecode présente en exclusivité à ses adhérents ses prévisions à deux ans pour l'économie mondiale et l'économie française.

Une fois par an, en mars, l'exercice est étendu à un horizon de cinq ans dans un dossier de perspectives à moyen terme.

Rexecode fait partie du panel de prévisionnistes du Consensus Economics et de Focus Economics, et présente régulièrement ses prévisions France au Haut conseil des finances publiques.

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Perspectives économiques mondiales 2018-2019: escalade des risques, désescalade de croissance

- Septembre 2018

12/09/2018

Si la balance globale des risques a plutôt penché dans un sens négatif au cours de l’été, la croissance américaine ne faiblit pas. Ce constat nous amène à conserver le scénario d’un ralentissement graduel de l’activité mondiale que nous privilégions depuis plusieurs trimestres. Il s’opérera à mesure de la montée des tensions inflationnistes, notamment aux Etats-Unis, et des réactions de politiques monétaires qui s’en suivront.

Croissance du PIB en volume Monde et France 1990--2019 - Prévisions Rexecode (graphique)

• La photographie de la croissance mondiale a changé entre 2017 et 2018

Très partagée à l’échelle mondiale en 2017, la croissance est désormais hétérogène. L'économie américaine est dopée aux stimulants fiscaux et budgétaire, l'économie européenne bute sur ses capacités de production et la hausse du pétrole et, les économies émergentes, du moins les plus fragiles, subissent une crise de change.

Dans les deux-tiers des pays suivis le rythme de croissance annuel est aussi moins soutenu en 2018 qu'en 2017 et ce sera encore le cas en 2019.

• L’inflation de base se réanime

Absente ces dernières années, l'inflation semble se réanimer. D'abord liée à la remontée des cours pétroliers, c’est une hausse plus fondamentale des prix qui est en passe de se restaurer. Les signes sont encore timides, mais les hausses de salaires sont un peu plus fortes aux Etats-Unis comme en zone euro. Les hausses de tarifs douaniers pourraient aussi contribuer aux hausses de prix. La réaction des banques centrales sera déterminante ; nous retenons qu'elle restera mesurée.

Les pays émergents exposés

Dans ce contexte, les chocs subis par les devises des économies émergentes les plus fragiles (Turquie, Argentine, Afrique du sud, voire Brésil, Inde et Indonésie) pourraient connaître quelques répliques, avec à la clé pour certaines d’entre elles un probable recul de l’activité. La Chine, quant à elle, poursuivrait le ralentissement ordonné de sa croissance.

Moins de stimulants mais plus d’épargne aux Etats-Unis

L'économie américaine bénéficiera encore en 2019, quoique dans une moindre ampleur, des stimulants fiscaux et budgétaires. Mais les conditions de son financement pourraient progressivement se renchérir alors que les exportations seront déjà menacées par l’appréciation du dollar. Revue à la hausse, l'épargne des ménages est un élément de soutien qui préviendrait une franche décélération.

La zone euro face au test italien

Après un trou d’air en début d’année, surtout en France et en Italie, la seconde partie de l’année 2018 sera un peu plus favorable. La zone euro revient sur un rythme de croissance plus faible mais probablement plus adapté à son potentiel. Les changements conjugués à la tête de la BCE, du Parlement et de la Commission européenne en 2019 représentent une incertitude, tout comme l'action du gouvernement populiste en Italie.

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