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Etudes, rapports, sites web : la sélection de la semaine

La Documentation propose aux adhérents chaque mardi un bulletin de veille sur les enjeux économiques internationaux, les grandes zones et pays, les questions de politique économique, ainsi que des secteurs stratégiques.

Le document de la semaine fait la synthèse d'une publication jugée particulièrement intéressante.

Document de la semaine

Sélectionné par la Documentation, le Document de la semaine met en avant une publication du bulletin de veille hebdomadaire, généralement sur d...

    Réforme des retraites : les préconisations de Jean-Paul Delevoye, du Comité de suivi des retraites et de la Cour des comptes

    Pour un système universel de retraite - Préconisations de Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire à la réforme des retraites, 18 juillet 2019

    22/07/2019

    Jean-Paul Delevoye, le Haut-commissaire à la réforme des retraites, a présenté ses préconisations au gouvernement. Après concertation, un projet de loi est attendu d'ici à la fin 2019 pour un examen au Parlement au printemps 2020 et une entrée en vigueur en 2025. Cette semaine, le Comité de suivi des retraites et la Cour des comptes ont également publié leurs avis et préconisations sur le système de retraite français.

    Pour un système universel de retraite - Préconisations de Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire à la réforme des retraites
    Haut-Commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, 18 juillet 2019

    Le rapport présente les préconisations du Haut-commissaire pour une réforme des retraites d'ici à 2025, avec le passage à un régime universel par points qui remplacera les 42 régimes existants.
    L'âge de départ est maintenu à 62 ans. Mais l'âge du taux plein, évoluant en fonction de l'espérance de vie de la génération à laquelle l'assuré est attaché, serait fixé à 64 ans. Les taux de cotisation seront identiques pour tous les actifs : le niveau de prélèvement serait proche du niveau actuel des salariés du privé, soit 28,12%, partagé entre l’employeur (60%) et l’employé (40%).
    Le système est conçu pour être financièrement à l’équilibre en 2025, avec une règle d'équilibre pour garantir la pérennité de la trajectoire financière.

     

    Les régimes spéciaux de retraite de la RATP, de la SNCF et des industries électriques et gazières
    Communication de la Cour des Comptes à la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, 16 juillet 2019

    Gérés depuis le milieu des années 2000 par des caisses autonomes, les régimes spéciaux de retraite de la RATP, de la SNCF et des industries électriques et gazières (IEG) n'ont fait l’objet de réformes qu'à partir de 2008, dont les dispositions sont entrées en vigueur avec un décalage significatif par rapport aux autres régimes.
    La situation des cotisants de ces régimes spéciaux reste en décalage par rapport au régime général et aux fonctions publiques (âge de départ inférieur, montants moyens des pensions plus élevés). Les mesures dites d’accompagnement, destinées à garantir l’acceptabilité de la réforme de 2008, ont créé un surcoût pour les entreprises qui, au moins jusqu’en 2020, sera supérieur aux gains attendus. Enfin ces régimes sont "en grande partie supportés par les finances publiques". Les recommandations de la Cour des comptes s’inscrivent dans le prolongement des réformes antérieures et dans la perspective d’un système universel de retraite.

    Comité de suivi des retraites - Sixième avis
    Didier BLANCHET, Annelore COURY, Philippe GUDIN DE VALLERIN, Fabrice LENGLART, Yannick MOREAU, 12 juillet 2019

    Le comité de suivi des retraites a remis son sixième avis au Premier ministre et à Jean-Paul Delevoye : en s’appuyant sur les projections à horizon 2070 du Conseil d'orientation des retraites (COR), il pointe la dégradation des perspectives financières des retraites, avec des soldes négatifs sur la période 2025-2040. En retenant l'hypothèse basse de croissance de la productivité du travail (1 %), jugée la plus crédible par le Comité de suivi, les dépenses de retraite pèseraient 13,8 % du PIB en 2070. La dégradation des perspectives de court terme s'expliquerait par la fin de montée en charge de certaines réformes (arrêt des hausses de cotisations et du relèvement de l'âge minimum) et par des rentrées de cotisations un peu moins dynamiques que prévu.

    Voir également :

    Évolution des inégalités intragénérationnelles
    Conseil d’Orientation des Retraites, 11 juillet 2019

    Ce dossier du COR examine l’évolution des inégalités intragénérationnelles en matière d'emploi, de salaires et de niveau de vie. Ces inégalités interrogent en effet l'organisation du système de retraite français : dans quelle mesure doivent-elles être compensées au moment de la retraite ? Concentré sur les inégalités en termes de revenus, le dossier n’aborde pas les inégalités d’espérance de vie et donc de durée de perception de la retraite.

    Fin 2016, trois retraités sur quatre perçoivent une pension brute inférieure à 2067 euros par mois
    DREES, Fanny CHARTIER, Etudes & Résultats N°1119, 16 juillet 2019

    D’après l’échantillon interrégimes de retraités (EIR) de la DREES de 2016, 16,1 millions de personnes perçoivent une pension de retraite de droit direct, qui s’élève en moyenne à 1472 euros bruts par mois. Cette pension moyenne s’est accrue de 3,3% depuis 2012 en euros constants, grâce notamment aux carrières plus favorables des nouveaux retraités. La pension des femmes reste nettement inférieure à celle des hommes (-42% pour les seuls droits directs, -29% avec la réversion).

    Compétitivité : la Banque de France évalue le poids des facteurs prix et hors-prix en tenant compte de l'internationalisation de la production

    Compétitivité prix et hors-prix : Leçons des chaînes de valeur mondiales – Banque de France, juillet 2019

    15/07/2019

    La Banque de France, après avoir construit des indicateurs du coût du travail et de coût relatif tenant compte de l’internationalisation de la production au sein des chaînes valeur mondiales, évalue le poids des facteurs prix et hors-prix nationaux et la contribution des pays partenaires dans l’évolution de la compétitivité de huit pays, dont la France.

    La Banque de France tente d’identifier les parts respectives des prix et des facteurs hors-prix (qualité, image de marque, innovation...) dans l’évolution des exportations de huit pays : France, Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni, Etats-Unis, Japon et Chine. Les auteurs élaborent une méthode de calcul du facteur prix qui tient compte non seulement des secteurs exportateurs, mais aussi des secteurs contribuant indirectement aux exportations, résidents ou non.

    L’internationalisation croissante de la production au sein des chaînes de valeur mondiales (CVM) renforce en effet la dépendance du prix des exportations à l’évolution des prix des importations intermédiaires utilisées dans leur production. En France, par exemple, le contenu importé dans les exportations est passé de 20 à 30% entre 1995 et 2011. Les auteurs montrent que les secteurs non-résidents sont déterminants dans l’évolution des coûts des exportations, expliquant par exemple environ trois quarts de leur hausse en France. Ainsi, dans l’évolution de la compétitivité, les facteurs nationaux peuvent peser comparativement moins que les facteurs externes.

    Par exemple, la Banque de France construit un indicateur de coût unitaire du travail sensible à l’insertion dans les chaînes de valeur mondiales (CUT-CVM), permettant de décomposer le coût unitaire du travail selon son origine géographique. La contribution domestique aux changements dans le CUT-CVM varie suivant les pays. En France, en cumul entre 2000 et 2014, les évolutions des coûts domestiques n'expliquent qu'environ un quart de l’augmentation totale. Les trois quarts restants sont importés, le pays ayant le plus contribué étant la Chine.

    Pour presque tous les pays, les secteurs de services tirent les coûts à la hausse, en raison de la hausse de la part des services dans la production des exportations. A l'inverse, les secteurs manufacturiers contribuent à la diminution des coûts.

    Les auteurs construisent ensuite un indicateur de coût relatif (indicateur de taux de change effectif réel), tenant compte des variations des coûts d’un pays vis-à-vis de ses concurrents, puisque les pays sont interdépendants au sein des CVM. Là encore, la situation en zone euro est contrastée. La France présente un profil intermédiaire (+3% en 2014 par rapport à 2000), entre l’Allemagne, pays qui maîtrise le mieux ses coûts, et l’Italie ou l’Espagne dont les coûts progressent fortement jusqu’en 2009.

    Dans un troisième temps, les auteurs évaluent le poids des facteurs de compétitivité prix et hors-prix pour chaque pays entre 2000 et 2014. La compétitivité prix se révèle déterminante pour les États-Unis tandis que celle hors-prix l’est davantage pour la Chine ou l’Espagne. Les deux effets, prix et hors-prix, se compensent pour le Royaume-Uni ou la France (contributions respectives des facteurs prix et hors-prix pour la France : -1,9% et +2,2%).

    Compétitivité prix et hors-prix : Leçons des chaînes de valeur mondiales
    Banque de France - Rafael CEZAR et Fanny CARTELLIER, Bulletin de la Banque de France N°224-2, 15 juillet 2019

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