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Veille documentaire

Etudes, rapports, sites web : la sélection de la semaine

La Documentation propose aux adhérents chaque début de semaine un bulletin de veille sur les enjeux économiques internationaux, les grandes zones et pays, les questions de politique économique, ainsi que des secteurs stratégiques.

Le document de la semaine fait la synthèse d'une publication jugée particulièrement intéressante.

Voir aussi la page Veille documentaire COVID-19 (avril 2020-février 2022)

Document de la semaine

Sélectionné par la Documentation, le Document de la semaine met en avant une publication du bulletin de veille hebdomadaire, généralement sur d...

    Quel impact du choc énergétique sur la compétitivité-prix de l'industrie européenne ? (Allianz Trade)

    No, the energy shock in Europe does not mean de-industrialization – Allianz Trade – 24 janvier 2023

    30/01/2023

    Dans une note, les économistes d’Allianz Trade estiment que la forte hausse des prix de l’énergie qui touche particulièrement l’Europe pourrait peser davantage sur ses entreprises industrielles en 2023 qu’en 2022, par le biais principalement de son impact sur leur rentabilité et leur capacité d’investissement. Par contre, étant donné la part assez faible de l’énergie dans les coûts de production industriels, le rapport de compétitivité-prix entre les industries européennes et américaines n’en serait pas profondément bouleversé. Depuis 2021, les pertes de parts de marché des européens profitent d'abord à d'autres pays exportateurs.

    No, the energy shock in Europe does not mean de-industrialization, Allianz Trade (janv 2023)

    Selon une note d’Allianz Trade évaluant l’impact du choc énergétique, "le grand choc des prix de l'énergie est toujours à venir pour les entreprises européennes". Si les hausses des prix de l’énergie ont été contenues en 2022 pour les entreprises grâce aux mesures de soutien gouvernementales, elles devraient accélérer en 2023 (par exemple pour l’électricité, +35% environ en Allemagne par rapport à 2021, +45% pour la France +80% en Italie et en Espagne).

    Mais l'écart des prix de l'énergie entre l'Europe et les Etats-Unis ne change pas la donne en termes de compétitivité-prix de leurs industries respectives, estiment les auteurs, car la consommation d'énergie représente généralement une part modeste (environ 1 à 1,5%) du coût de la production du secteur manufacturier. A l’inverse la compétitivité-prix est beaucoup plus sensible aux variations du coût du travail et du taux de change.

    Ainsi, un creusement de l'écart de prix de l'électricité entre les États-Unis et l'Europe entre 2021 et 2023 conduirait à des pertes généralement modestes de production et d'emplois manufacturiers, sauf pour l’Espagne et dans une moindre mesure l’Italie, selon les simulations sectorielles présentées par Allianz à titre illustratif (supposant une hausse de prix de l'électricité industrielle non atténuée, d'environ +75% en Allemagne, +90-100% au Royaume-Uni et en France et +170-180% en Espagne et en Italie).

    Depuis 2021, les exportateurs européens ont bien perdu des parts de marché au sein des importations de l’UE-15 sur certains secteurs, mais pas au profit des Etats-Unis. Dans les secteurs ayant connu des changements dans les pays fournisseurs, l'agroalimentaire, les machines et équipements électriques, les métaux et les transports, ce sont principalement les exportateurs européens qui ont perdu des parts de marché au profit de pays asiatiques, du Moyen-Orient et de l'Afrique et de quelques pays européens (par exemple les Pays-Bas, la Pologne et la France pour l’agroalimentaire, la Pologne dans les transports).

    Le principal canal direct de la crise énergétique passe par son impact sur la rentabilité et l'investissement des entreprises: le choc énergétique réduirait la profitabilité des entreprises d'environ -1% à -1,5%, et le taux d'investissement d'environ -1% à -2% (-1,2% au Royaume-Uni, -1,7% en France, -2,1% en Espagne, soit, en termes monétaires, 25 milliards de livres sterling de pertes d'investissement au Royaume-Uni, 40 milliards d'euros en France et 25 milliards en Espagne).

    Synthèse réalisée par la Documentation de Rexecode, lien ci-dessous pour accéder au document.

    No, the energy shock in Europe does not mean de-industrialization
    ALLIANZ TRADE – 24 janvier 2023

    Le Haut Conseil des finances publiques évalue l’impact budgétaire du projet de réforme des retraites en 2023

    Avis relatif au projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour l’année 2023 - Haut Conseil des Finances Publiques, janvier 2023

    23/01/2023

    Le Haut Conseil des finances publiques estime que le projet de réforme des retraites présenté par le Gouvernement coûtera 400 millions d’euros en 2023. Si son impact budgétaire à moyen terme n’est pas encore mesurable, faute d’informations détaillées, le Haut Conseil estime que cette réforme "ne suffit pas, à elle seule", à redresser les comptes publics.

    Avis relatif au projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour l’année 2023 - Haut Conseil des Finances Publiques, janvier 2023

    Le Haut Conseil des Finances Publiques (HCFP) examine dans un avis le projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale (PLFRSS) pour 2023 portant réforme des retraites. Il précise qu'il est "en mesure d’analyser les conséquences du projet de réforme des retraites sur les finances publiques en 2023", mais pas à moyen terme. Il ne peut pas non plus se prononcer sur sa cohérence avec la loi de programmation des finances publiques, qui n’a pas encore été adoptée.

    Le Haut Conseil note que le Gouvernement n’a pas révisé ses prévisions macroéconomiques depuis le projet de loi de finances pour 2023 adopté en conseil des ministres le 26 septembre 2022. Il estime que cette prévision de croissance (+0,1%) est élevée par rapport aux estimations disponibles (dont celle de Rexecode), et que les prévisions d'inflation (+4,2%) et de masse salariale (+5,0%) sont, à l'inverse, un peu basses.

    Le HCFP relève notamment que la réforme des retraites aura un "impact très faible" sur les finances publiques en 2023 et juge réaliste le coût net estimé par le Gouvernement à 400 M€ : la baisse des dépenses de retraite s’élèverait à 200 millions en 2023, tandis que les mesures sociales annoncées coûteraient 600 M€ (hausse – difficile à évaluer - du minimum contributif, mesures sur la pénibilité et en faveur des transitions emploi-retraite).

    A plus long terme, le HCFP souligne que la réforme des retraites présentée dans le PLFRSS ne suffira pas, à elle seule, à dégager des marges de manœuvre budgétaires pour faire face à une nouvelle crise éventuelle "et aux besoins d'investissement public liés notamment aux enjeux climatiques".

    Synthèse réalisée par la Documentation de Rexecode, lien ci-dessous pour accéder au document.

    Avis relatif au projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour l’année 2023
    Haut Conseil des Finances Publiques, Avis N°2023-1, 18 janvier 2023, publié le 23

    Le projet de loi :

    Projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificative pour 2023
    Présenté au nom d'Elizabeth Borne, Premier ministre, enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 23 janvier 2023 (N°760)
    En annexe : Fiches d'évaluation préalable des articles du projet de loi (étude d'impact).

    Examen du PLRSS à suivre dans le dossier législatif de l'Assemblée Nationale

    Pour nos retraites - Justice Equilibre Progrès - Rapport sur les objectifs et les effets du projet de réforme des retraites
    Gouvernement français, janvier 2023

    Document publié dans le dossier législatif réalisé par Légifrance

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