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Veille documentaire

Etudes, rapports, sites web : la sélection de la semaine

La Documentation propose aux adhérents chaque début de semaine un bulletin de veille sur les enjeux économiques internationaux, les grandes zones et pays, les questions de politique économique, ainsi que des secteurs stratégiques.

Le document de la semaine fait la synthèse d'une publication jugée particulièrement intéressante.

Voir aussi notre page spéciale Veille documentaire COVID-19

Veille documentaire COVID-19

Le service Documentation assure une veille quotidienne sur les enjeux macroéconomiques de la pandémie de Coronavirus. Vous trouverez ici une sélection de notes et de rapports ainsi que, pour les ad...

    Veille documentaire Coronavirus: sélection du 14 au 18 février 2022

    22/02/2022

    Le service Doc de Rexecode assure une veille quotidienne sur les enjeux macroéconomiques de la pandémie de Covid. Vous trouverez dans cette rubrique une sélection de notes et de rapports récents. Les nombreuses publications repérées chaque semaine sur les enjeux et perspectives au niveau mondial, par grandes zones et pays, ou par secteurs, sont référencées dans le Bulletin de Veille réservé exclusivement aux adhérents.

    Overview of how major economies have responded to the Covid-19 pandemic: Growth trajectories, debt sustainability, best practices
    EUROPEAN PARLIAMENTARY RESEARCH SERVICE – Study, 17 février 2022

    Cette étude vise à évaluer comment les principales économies ont été affectées par la pandémie de Covid-19, en particulier en ce qui concerne la croissance économique, le marché du travail et sur la soutenabilité de la dette publique à moyen et long terme. L'étude examine l'hétérogénéité des mesures politiques dans les principales économies, et vise à identifier les meilleures pratiques. Une attention particulière est accordée à la zone euro et à ses plus grands États membres.


    Debt after COVID – February 2022 - Focus on corporate debt: Returning to pre-pandemic health
    MOODY'S - 16 février 2022 (accès gratuit après enregistrement)

    L'endettement des entreprises et les taux de défaillance se stabilisent, les indicateurs de liquidité et les principales mesures du crédit reviennent à des niveaux pré-pandémiques. Pourtant, des poches de vulnérabilité subsistent dans un contexte de normalisation des politiques monétaires, d'inflation, de perturbations de la chaîne d'approvisionnement et de tensions géopolitiques.

    Trade under Lockdown
    BANQUE DE FRANCE – Document de travail N°867, février 2022

    Les auteurs estiment l'effet des confinements imposés au printemps 2020 dans de nombreux pays suite à la pandémie de Covid-19. L'effet sur les flux commerciaux internationaux au mois le mois est évalué sur l'année 2020 en utilisant des données détaillées au niveau des produits et pour 170 pays, couvrant environ 3/4 du commerce mondial.

    FRANCE

     

    Rapport public annuel 2022 - Les acteurs publics face à la crise : une réactivité certaine, des fragilités structurelles accentuées
    COUR DES COMPTES – Rapport public annuel 2022, février 2022

    Ce rapport public annuel se concentre sur les enseignements à tirer de la crise sanitaire du Covid-19 et de ses conséquences budgétaires, financières, économiques et sociales. Après un examen de la situation d'ensemble des finances publiques à fin janvier 2022, la première partie du rapport public annuel s'intéresse aux mesures prises pour satisfaire les besoins vitaux de la population et venir en aide à des publics vulnérables ou fragilisés par la crise. La deuxième partie analyse la gestion de la crise par certaines administrations et entreprises publiques. La troisième partie se consacre au soutien apporté à l'activité économique, notamment les prêts garantis par l'Etat et les mesures fiscales de soutien aux entreprises.

    Veille documentaire Coronavirus: sélection du 7 au 11 février 2022

    15/02/2022

    Le service Doc de Rexecode assure une veille quotidienne sur les enjeux macroéconomiques de la pandémie de Covid. Vous trouverez dans cette rubrique une sélection de notes et de rapports récents. Les nombreuses publications repérées chaque semaine sur les enjeux et perspectives au niveau mondial, par grandes zones et pays, ou par secteurs, sont référencées dans le Bulletin de Veille réservé exclusivement aux adhérents.

    Annual default study: After a sharp decline in 2021, defaults will rise modestly this year
    MOODY'S, 8 février 2022

    Le cycle de défaut de paiement des entreprises lié à la pandémie s'est avéré de courte durée et beaucoup moins grave que les précédents. La forte reprise économique et l'abondance des liquidités ont permis de maintenir les défaillances à un niveau faible en 2021. Le taux de défaillance mondial pour les émetteurs privés de qualité spéculative est de 1,7% fin 2021, contre 6,9% en 2020.

    Épargne financière, dette et actifs monétaires pendant la pandémie
    BANQUE DE FRANCE - BLOC-NOTE ECO, Billet N°256, février 2022

    L’augmentation de la détention d’actifs monétaires par le secteur non-financier dans la zone euro et aux États-Unis pendant la pandémie de Covid s’explique par la forte progression de l’épargne financière liée aux transferts publics et à la croissance soutenue des prêts, dont en zone euro les prêts garantis par l’État. Les arbitrages de portefeuille ont renforcé la dynamique monétaire aux États-Unis alors qu’ils l’ont atténuée en zone euro.

    FRANCE

     

    Le commerce extérieur de la France - Rapport 2022 - Analyse des résultats 2021 - La reprise post-Covid - Perspectives
    DIRECTION GENERALE DU TRESOR – Rapport annuel du commerce extérieur de la France, février 2022

    Les échanges commerciaux de la France se sont redressés en 2021 après la forte baisse de 2020. Le solde des échanges de biens se dégrade de 20,0 Md€ à -84,7 Md€ mais la balance des services enregistre un excédent record de 36,2 Md€. Le rapport détaille les mesures de soutien déployées face à la crise sanitaire.

    Télétravail durant la crise sanitaire - Quelles pratiques en janvier 2021 ? Quels impacts sur le travail et la santé ?
    DARES ANALYSES N°9, février 2022

    La crise sanitaire a favorisé une extension sans précédent du télétravail. En janvier 2021, 27% des salariés le pratiquent, contre 4% en 2019. 8 télétravailleurs sur 10 souhaitent le poursuivre, en réduisant cependant son intensité.

Document de la semaine

Sélectionné par la Documentation, le Document de la semaine met en avant une publication du bulletin de veille hebdomadaire, généralement sur d...

    France: croissance modeste et inflation à plus de 5% d’ici mi-2022 selon l’Insee

    Point de conjoncture – Insee, 9 mai 2022

    10/05/2022

    Après avoir stagné au premier trimestre par rapport au trimestre précédent, la croissance de l'économie française ne serait que de 0,25% au deuxième trimestre 2022 selon les dernières prévisions de l’Insee. L’inflation se renforce et pourrait dépasser les 5% d’ici juin, pesant sur le pouvoir d’achat des ménages.

    Insee Point de conjoncture Mai 2022

    Pénalisée par la crise du Covid-19 puis par la guerre en Ukraine, l'activité est restée stable au premier trimestre 2022 en France par rapport au dernier trimestre 2021 (+0,2% dans la zone euro), indique l’Insee dans son dernier point de conjoncture. La consommation des ménages a notamment pâti de la vague Omicron puis du climat d’incertitude et de la hausse des prix.

    Les difficultés d’approvisionnement, qui avaient un peu reflué en début d'année, se sont à nouveau renforcées en mars, "sous l’effet conjugué d’une demande qui est restée forte au niveau mondial et d’une offre bridée notamment par la guerre en Ukraine et par la stratégie très stricte de lutte contre le Covid-19 en Chine".

    Par ailleurs, la hausse des prix de l’énergie et des matières premières pousse les prix de production à la hausse: +27% sur un an des prix agricoles (+69% pour les céréales), +24% des prix de production industriels, +5% pour la construction, +3,5% pour les services (mais +75% pour le seul transport maritime et côtier de fret).

    D'ici juin 2022, les hausses des prix de production continueraient à se répercuter au moins en partie sur les prix à la consommation. Ces derniers progresseraient de 5 à 5,5% sur un an (et même au-delà de 6% pour l’alimentation et de 25% pour les prix de l’énergie). Sans les mesures de "bouclier tarifaire" sur les prix du gaz et de l’électricité et la remise à la pompe sur les prix du carburant, le taux d’inflation dépasserait 7%, estime l’Insee. L’inflation entrainerait une nouvelle baisse du pouvoir d’achat des ménages (baisse de l’ordre de 0,5% au 2ème trimestre, après –1,5% au 1er trimestre, du revenu disponible brut des ménages par unité de consommation).

    Le PIB ne progresserait que d’environ 0,25% au 2ème trimestre 2022 par rapport au premier, grâce à un effet de rattrapage dans les activités de services. La situation de l’emploi demeure également favorable selon les enquêtes de conjoncture malgré la persistance de difficultés de recrutement "pour partie en lien avec des recompositions sectorielles".

    L’acquis de croissance annuelle à la mi-2022 serait de +2,6%, après +7,0% sur l’année 2021. Mais, souligne l’Insee, les risques baissiers entourant cette prévision sont importants: "regain des tensions sur les prix de l’énergie et sur l’approvisionnement en lien avec les développements géopolitiques, paralysie de l’économie chinoise compte tenu de la stratégie "zéro Covid" et des difficultés du secteur immobilier, durcissement des politiques monétaires notamment aux États-Unis".

    Synthèse par le service Documentation de Rexecode, lien ci-dessous pour accéder au document.

    Point de conjoncture
    INSEE, 9 mai 2022

    Voir aussi :

    Hausse généralisée des prix à la production: signe avant-coureur de nouvelles tensions inflationnistes ?
    Blog de l’Insee – Camille Carré, 4 mai 2022

    Le CESifo évalue le coût à long terme d’un découplage économique entre Russie/Chine et pays occidentaux

    Cutting through the Value Chain: The Long-Run Effects of Decoupling the East from the West - CESifo, 14 avril 2022

    26/04/2022

    La guerre en Ukraine et les sanctions à l’encontre de la Russie pourraient favoriser une restructuration de la production et des échanges internationaux en deux blocs, avec les économies des pays occidentaux d’un côté et les BRIC (principalement Russie et Chine) de l’autre. Des économistes du CESifo examinent le coût économique pour chaque pays ou zone d’une réduction drastique des échanges commerciaux associée à un doublement des barrières non tarifaires, ainsi que l’effet d’un embargo sur les énergies russes.

    Une étude publiée dans le cadre du réseau de recherche économique CESifo analyse les effets à long terme d'un "découplage" (quasi disparition des échanges commerciaux) entre "l'Ouest" (l’Union européenne, les États-Unis et leurs alliés) et "l'Est" (les "BRIC", en premier lieu la Russie et la Chine, ainsi que le Brésil et l’Inde).

    Les auteurs quantifient à l'aide d'un modèle les effets sur le commerce (importations/exportations) et le "bien-être" (revenu réel) d’un doublement des barrières non tarifaires (BNT: contrôles à l’importation, aides d’Etat, règles de passation des marchés publics, etc.) selon divers scénarios de "découplage" entre blocs.

    Les données modélisées (qui couvrent 65 secteurs dans 141 pays, soit 98% de l'activité économique mondiale) proviennent de la base Global Trade Analysis Project (GTAP), qui présente l’avantage d’identifier les secteurs des énergies fossiles, ce qui permet aux auteurs d’évaluer aussi l’effet d’un embargo occidental sur les énergies russes.

    • Un découplage économique entre l'UE et la Chine réduirait durablement et dans une même ampleur le revenu des deux économies (-0,8 % et -0,9 % respectivement) sachant que les exportations bilatérales baisseraient d’environ 96%.

    • Un découplage entre la Russie et l'Ouest aurait des impacts à long terme beaucoup plus graves pour le revenu réel en Russie (-9,7%) que pour les États-Unis et leurs alliés (-0,2% en moyenne, -0,4% pour l’UE), principalement en raison du faible poids économique de la Russie par rapport à l’Occident. Ce coût serait inégalement réparti: les pays d'Europe de l'Est seraient les plus pénalisés en raison de leurs liens étroits avec l'économie russe (jusqu'à -2,48% de perte de revenus en Lituanie). A l’inverse, la Chine serait légèrement bénéficiaire (+0,2%) avec un quasi doublement de ses importations en provenance de Russie.

    • Un découplage entre "l'Est" (BRICs) et "l'Ouest" réduirait le revenu des deux groupes de 3,9% et 1,3% respectivement. Dans ce scénario le plus sévère, les pertes de revenus seraient aussi hétérogènes, les pays les plus pénalisés étant la Russie (-9,6%), Malte (-6,3%), puis Taïwan et la Corée du Sud (-4,4%). Le coût serait de l’ordre de -1,6% pour l’Allemagne, -1% en France et en Italie.

    • Dans le cas d’un embargo occidental sur les énergies fossiles russes (pétrole, gaz, charbon), les exportations de la Russie chuteraient de -19,5% (-56,6% vers l’Ouest) et ses revenus de -6,6%. Le coût serait faible pour les économies occidentales avec des revenus en baisse de -0,1% en moyenne (-0,3% en Allemagne, environ -0,1% en France). Il s’agit cependant d’une estimation à long terme, "au moins 5 à 10 ans" précisent les auteurs, le temps d’avancer en matière de transition énergétique ou dans la construction de nouveaux pipelines et terminaux de gaz naturel liquéfié.

    Synthèse réalisée par le service Documentation de Rexecode, lien ci-dessous pour accéder au document.

    Cutting through the Value Chain: The Long-Run Effects of Decoupling the East from the West
    CESIFO - Gabriel FELBERMAYR, Hendrik MALHKOW, Alexander SANDKAMP - Econpol Policy Brief N°41, 14 avril 2022

    Pour une analyse détaillée, voir :

    Cutting through the Value Chain: The Long-Run Effects of Decoupling the East from the West
    KIEL INSTITUTE FOR THE WORLD ECONOMY - Kiel Working Paper N°2210, mars 2022

    Voir aussi :

    The Crisis in Ukraine: Implications of the war for global trade and development
    ORGANISATION MONDIALE DU COMMERCE, 11 avril 2022

    L’OMC a récemment analysé les conséquences immédiates et potentielles de la guerre en Ukraine et des sanctions internationales à l'encontre de la Russie. Elle souligne qu’à long terme, le risque est que le commerce mondial se fragmente en blocs basés sur la géopolitique. Si les acteurs optaient pour une minimisation des risques en réorientant les chaînes d'approvisionnement, l’OMC estime que cela pourrait réduire le PIB mondial à long terme d'environ 5%, notamment en raison de la diminution de la concurrence et des incitations à l'innovation.

    Regional Economic Outlook Europe - War Sets Back the European Recovery
    FMI – Regional Economic Outlook : Europe, avril 2022

    Russia’s Invasion of Ukraine: Assessment of the Humanitarian, Economic and Financial Impact in the Short and Medium Term
    WIIW – Policy Notes and Reports N°59, avril 2022

    A potential sudden stop of energy imports from Russia: Effects on energy security and economic output in Germany and the EU
    GERMAN COUNCIL OF ECONOMIC EXPERTS – Working Paper, avril 2022

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