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Veille documentaire

Etudes, rapports, sites web : la sélection de la semaine

La Documentation propose aux adhérents chaque mardi un bulletin de veille sur les enjeux économiques internationaux, les grandes zones et pays, les questions de politique économique, ainsi que des secteurs stratégiques.

Le document de la semaine fait la synthèse d'une publication jugée particulièrement intéressante.

Voir aussi notre page spéciale Veille documentaire COVID-19

Veille documentaire COVID-19

Le service Documentation assure une veille quotidienne sur les enjeux macroéconomiques de la pandémie de Coronavirus. Vous trouverez ici une sélection de notes et de rapports ainsi que, pour les ad...

    Veille documentaire Coronavirus: sélection du 29 juin au 3 juillet 2020

    06/07/2020

    Le service Doc de Rexecode assure une veille quotidienne sur les enjeux macroéconomiques de la pandémie de Coronavirus. Vous trouverez dans cette rubrique une sélection de notes et de rapports récents. Les nombreuses publications repérées chaque semaine sur les enjeux et perspectives au niveau mondial, par grandes zones et pays, ou par secteurs, sont référencées dans le Bulletin de Veille réservé exclusivement aux adhérents.

    The 2020 A.T. Kearney Foreign Direct Investment Confidence Index - Entering the storm : anticipating risk in an uncertain world

    A.T. KEARNEY, juin 2020
    Cette note présente les résultats de l'enquête menée auprès de grandes entreprises multinationales dans 30 pays différents, permettant d'effectuer un classement des pays les plus attractifs en termes d'investissement international. Avec la crise du Covid, il semble y avoir un retour aux fondamentaux : vers les grands marchés plus stables avec des structures politiques et réglementaires plus prévisibles.

    Global Macro Outlook 2020-21 (June 2020 Update): Global economy is limping back to life, but the recovery will be long and bumpy

    Moody's Investors Service, 22 juin 2020
    Mise à jour des prévisions de croissance du PIB mondial pour 2020 : la croissance des économies du G20 devrait se rétracter de 4.6% en 2020 suivi par une croissance de 5.2% en 2021.La crise du coronavirus a amplifié les tensions existantes entre les États-Unis et la Chine qui rend l'environnement géopolitique très incertain pour les entreprises en Chine et aux États-Unis.

    FRANCE

    Rapports d'information sur les propositions des groupes de travail concernant la reprise et le plan de relance après l’épidémie de Covid-19

    Assemblée nationale, Rapports d'information N°3169 à 3174, juillet 2020
    L'Assemblée nationale a publié plusieurs rapports visant à présenter les propositions de ses groupes de travail dans le cadre du plan de relance de l'économie après la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19. Ces groupes de travail ciblent plusieurs secteurs (agriculture, alimentation et pêche - Energie - Logement - Communications électroniques, postes et économie numérique - Tourisme) ainsi que les dispositifs de soutien aux entreprises.

    Le rapport consacré au soutien aux entreprises aborde les politiques de préservation de l'emploi, notamment des jeunes, la réduction des inégalités par la revalorisation des bas salaires, le fléchage de l'épargne des ménages vers la "relance économique, écologique et sociale" en dirigeant l'épargne vers les investissements productifs et en finançant la dette publique à travers un "grand emprunt national". L'objectif est également de soutenir la compétitivité des entreprises et d'encourager les relocalisations sur le territoire national et européen.

    Les mesures de soutien des entreprises

    Fipeco - François Ecalle, juillet 2020
    La note analyse les mesures annoncées par le Gouvernement (et votées par le Parlement pour la plupart) en faveur des entreprises depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19. Selon l'auteur, les premières mesures mise en oeuvre (indemnisation du chômage partiel, fonds de solidarité pour les petites entreprises, reports de charges fiscales et sociales, garantie de l’Etat sur les prêts) étaient "relativement simples et pertinentes". Les multiples plans sectoriels annoncés ensuite accroissent le risque de fraudes et d'erreurs, risquant en outre d'entrainer des revendications sectorielles de plus en plus fortes.
    Une mesure simple et générale, centrée sur les coûts fixes autres que les rémunérations, et mise en oeuvre à l'échelle européenne pour éviter les distorsions de concurrence, aurait été préférable selon l’auteur.

    L'ensemble des notes repérées cette semaine sont dans le Bulletin de veille (11 p.), disponible ci-dessous pour les adhérents uniquement.

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    Veille documentaire Coronavirus: sélection du 22 au 26 juin 2020

    29/06/2020

    Le service Doc de Rexecode assure une veille quotidienne sur les enjeux macroéconomiques de la pandémie de Coronavirus. Vous trouverez dans cette rubrique une sélection de notes et de rapports récents. Les nombreuses publications repérées chaque semaine sur les enjeux et perspectives au niveau mondial, par grandes zones et pays, ou par secteurs, sont référencées dans le Bulletin de Veille réservé exclusivement aux adhérents.

    Mise à jour des perspectives de l'économie mondiale

    FMI, World Economic Outlook Update, 24 juin 2020

    Dans cette édition, le FMI révise fortement à la baisse ses prévisions pour la croissance mondiale (-4,9% en 2020, puis 5,4% en 2021). La pandémie de COVID-19 a eu un impact négatif plus important que prévu sur l’activité au cours du premier semestre 2020, et la reprise devrait être plus progressive que ce à quoi on s’attendait.

    A new policy toolkit is needed as countries exit COVID-19 lockdowns

    Olivier BLANCHARD, Thomas PHILIPPON, Jean PISANI-FERRY
    Peterson Institute for International Economics, Policy Brief N°20-8, juin 2020
    Les mesures prises par la plupart des gouvernements en réponse à l'effondrement soudain de l'activité économique pendant les confinements dus au COVID-19 se sont presque exclusivement concentrées sur la protection des travailleurs et des entreprises vulnérables. Ces mesures comprenaient des allocations de chômage, des subventions, des transferts, des prêts à faible taux et des reports d'impôts. Avec le déconfinement, les gouvernements doivent modifier leurs politiques pour soutenir la reprise et concevoir des mesures qui limiteront les effets de l'ajustement tout en préservant les emplois et les entreprises. Pour l'Europe et les États-Unis, les auteurs proposent une combinaison d'allocations de chômage pour aider les travailleurs, de subventions salariales et de prêts partiellement garantis pour aider les entreprises, ainsi que des procédures de restructuration de la dette pour les PME pénalisées par l'endettement excessif hérité de la crise.

    When more delivers less: Comparing the US and French COVID-19 crisis responses

    Jérémie COHEN SETTON, Jean PISANI-FERRY
    Peterson Institute for International Economics, Policy Brief N°20-9, juin 2020
    Le train de mesures américaines visant à aider les ménages touchés par le choc économique de la crise du COVID-19 est presque deux fois plus important en proportion du PIB que le français, mais il s'est avéré moins efficace pour freiner le chômage. En revanche, l'augmentation du taux de chômage en France a été cinq fois moins importante que celle des États-Unis. Les auteurs tentent d'évaluer l'efficacité des mesures en faveur des ménages dans les deux pays. Ils concluent que l'approche française a permis d'obtenir un meilleur résultat pour un coût plus faible.

    FRANCE

    Évaluation au 26 juin 2020 de l'impact économique de la pandémie de COVID-19 et des mesures du confinement et du déconfinement en France

    Magali DAUVIN, Bruno DUCOUDRE, Eric HEYER, Pierre MADEC, Mathieu PLANE, Raul SAMPOGNARO, Xavier TIMBEAU
    OFCE, Policy Brief N°75, juin 2020
    La note évalue les conséquences de la crise sanitaire due au Covid-19 et des mesures de confinement engagées pour la contenir sur la perte d'activité et de revenu pour les entreprises et les ménages. Les 16 semaines de confinement et de déconfinement pèseraient pour 6,6 points de PIB (165 Mrds€) sur la croissance annuelle de 2020. 58% de la perte d'activité est absorbée par l'Etat et les administrations sociales. Les ménages et les entrepreneurs individuels (ainsi que le secteur associatif) encaissent une perte de revenu de 14 Mrds€ (près de 10% du total). Les entreprises doivent donc absorber 1/3 de la perte de revenu (plus de 50 Mrds€).

    Vulnérabilité économique des zones d’emploi face à la crise

    Coline BOUVART, Clément DHERBECOURT, Boris LE HIR
    France Stratégie, juin 2020
    Du fait de leur spécialisation économique, toutes les zones d’emploi ne sont pas exposées de la même manière aux conséquences économiques de la crise sanitaire due au Covid-19. Voir le Document de la semaine

    L'ensemble des notes repérées cette semaine sont dans le Bulletin de veille (11 p.), disponible ci-dessous pour les adhérents uniquement.

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Document de la semaine

Sélectionné par la Documentation, le Document de la semaine met en avant une publication du bulletin de veille hebdomadaire, généralement sur d...

    I4CE propose un plan de relance post-Covid19 favorable au climat

    Relance : comment financer l’action climat - I4CE, 3 juillet 2020

    06/07/2020

    I4CE propose un plan de relance permettant de déclencher 21 Mrds€ d’investissements annuels supplémentaires favorables à la transition bas-carbone dans le bâtiment, les transports et la production d’énergie, dont 9 Mrds€ de financement public. Le véritable enjeu étant d’augmenter cet effort à long terme dans un contexte de finances publiques contraintes après la crise sanitaire du Covid-19.

    De nombreuses filières économiques indispensables à la transition bas-carbone ont été fortement pénalisées par la crise du Covid-19. Or, selon une étude d’I4CE, l’investissement était déjà insuffisant auparavant dans ces filières : 46 Mrds€ ont été investis en 2018 par les pouvoirs publics, les entreprises et les ménages, alors qu’il en aurait fallu 15 à 18 de plus par an selon leur estimation pour "se mettre sur la voie de la neutralité carbone", (objectif défini dans la Loi énergie-climat de 2019, la Stratégie nationale bas-carbone et la Programmation pluriannuelle de l’énergie de 2020). Et même 25 Mrds supplémentaires pour atteindre l’objectif d’un parc de logements "basse consommation" en 2050.

    D’ici la fin de la décennie, l’effort d’investissement dans les filières bas-carbone devra encore s’accroître. Il s’élèvera à 70 Mrds€ par an pour la période 2024-2028, et augmentera sans doute encore au-delà de 2030. I4CE estime qu’au-delà de 2024, la contribution annuelle des pouvoirs publics aux investissements climat devrait atteindre 37 Mrds€, soit 22 de plus qu'en 2016-2018.

    I4CE propose un plan de relance permettant de déclencher 21 Mds€ d’investissements annuels supplémentaires d’ici à 2023 dans treize secteurs clés pour la transition bas carbone dans le bâtiment, les transports et la production d’énergie. Les pouvoirs publics investiraient 9 Mrds€ supplémentaires par rapport au niveau de 2018 : un montant "modeste", financé par l’Etat (6,4 Mrds), les collectivités territoriales (1,6 Mrd) ou les banques publiques (2,3 Mrds). Les acteurs privés apporteraient un cofinancement supplémentaire estimé à 14 Mrds€ annuels. Au total, les investissements favorables au climat passeraient de 32,5 Mrds en 2018 à 53,8 Mrds€ par an à court terme (2020-2023) puis à 88,6 Mrds à moyen terme (2024-2028).

    Outre le financement, d’autres mesures seront nécessaires selon I4CE, comme l’accompagnement technique des ménages ou des PME dans leur projet de rénovation, la formation des artisans, voire l’interdiction de la vente des véhicules les plus polluants, ou encore l’affichage lors de l’achat du coût annuel réel des voitures.

    Les bénéfices économiques et environnementaux potentiels de ces mesures, selon l’I4CE, justifient l’effort budgétaire consenti : contribution à la relance de l’économie, hausse des recettes fiscales générées par la reprise de l’activité, réduction du chômage (création de 300.000 à 500.000 emplois selon la Stratégie nationale bas-carbone), réduction du déficit de la balance commerciale, moindre pollution de l’air, réduction des émissions de gaz à effet de serre, etc.

    Relance : comment financer l’action climat
    I4CE - Hadrien HAINAUT, Maxime LEDEZ, Benoît LEGUET, Quentin PERRIER, Patrice GEOFFRON, 3 juillet 2020
    I4CE (Institute for climate economics) est une association d’intérêt général, à but non lucratif, fondée par la Caisse des Dépôts et l’Agence Française de Développement.

    Voir aussi sur ce sujet :

    Climate change and the macro economy
    Banque Centrale Européenne - Occasional Papers Series N°243, juin 2020
    Le papier examine les conséquences macroéconomiques potentielles du changement climatique et des politiques visant à y remédier, en se concentrant sur les canaux potentiels par lesquels le changement climatique et les réponses politiques et technologiques au changement climatique pourraient avoir un impact sur l'économie réelle.

    The EU Green Deal post Covid-19
    Prometeia - Discussion Note N°13, juillet 2020
    La note présente une évaluation des progrès du Green Deal européen et évalue l'augmentation des coûts énergétiques qui sera nécessaire pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de l'UE.

    France Stratégie évalue la vulnérabilité économique des territoires face à la crise du Covid-19

    Vulnérabilité économique des zones d’emploi face à la crise - France Stratégie, juin 2020

    29/06/2020

    Si la crise du Covid-19 a un impact massif sur l'emploi dans toute la France, tous les territoires ne sont pas exposées de la même manière du fait de leur spécialisation économique, selon France Stratégie. Les écarts entre les zones d'emploi dépendent surtout du poids de l’industrie, du commerce et de l’hébergement-restauration. Des secteurs qui seront déterminants pour le rebond de l’activité sur l’ensemble de l’année 2020.

    Du fait de leur spécialisation économique, toutes les zones d’emploi ne sont pas exposées de la même manière aux conséquences économiques de la crise sanitaire due au Covid-19. Comme le montrent trois économistes de France Stratégie, certains territoires ont été affectés plus fortement que d’autres par le confinement.

    Les auteurs identifient les territoires les plus touchés en utilisant des données par secteur d’activité produites par l’Insee, la Dares, Pôle emploi et France Stratégie pour calculer trois indices d’exposition des emplois (hausse du chômage, risque de perte d’emploi lié à la crise, perte d’activité) au sein des différentes zones d’emploi, pour la période du confinement, puis pour les premiers mois de déconfinement (mai-juin).

    La hausse du taux de chômage est élevée sur l’ensemble du territoire entre avril 2019 et avril 2020. France Stratégie souligne que les zones d’emploi ayant connu les plus fortes hausses ne sont pas systématiquement celles qui connaissent structurellement un fort taux de chômage. Le confinement a eu en effet un impact de court terme "particulièrement sensible pour les zones à forts niveaux de saisonniers, d’intérim et de CDD".

    Les écarts entre territoires s'expliquent d’abord par le poids de l’industrie et de l’économie présentielle (liés à une demande de proximité, notamment le commerce, l’hébergement et la restauration). Ces secteurs, fortement affectés par la crise sanitaire, représentent un nombre important d’emplois et sont concentrés dans un nombre limité de zones d’emploi. Par exemple, l’industrie automobile a fortement pénalisé les territoires où elle est concentrée, notamment le Grand-Est et la Bourgogne-Franche-Comté.

    Les zones les plus vulnérables sont les zones littorales, montagnardes et fortement industrielles. Certaines grandes métropoles ainsi que le sillon rhodanien sont également fortement exposés. Sur une diagonale allant du Luxembourg à l’Espagne, les territoires semblent moins affectés, du fait d'une forte présence de l’emploi public qui les protègent davantage de la baisse d’activité due au confinement.

    Le rebond des zones d’emploi dépendra de leur type de spécialisation. Le secteur agro-alimentaire jouera un rôle marginal, estime France Stratégie. Le secteur de la construction pèsera un peu plus. Mais l’essentiel de la reprise dépendra des secteurs industriels, des services productifs (liés à une demande nationale ou internationale) et surtout des services présentiels. Ainsi dans une centaine de zones d’emploi, principalement situées dans la moitié Nord du pays, la reprise économique dépendra à plus de 20% du rebond de l’industrie (plus de 35% dans une vingtaine de zones). Le rebond des services présentiels (dont le tourisme) sera déterminant pour les zones d’emploi de la Bretagne, l’Occitanie, PACA et la Nouvelle-Aquitaine, les zones littorales du Sud, ainsi que dans les agglomérations les plus peuplées du pays.

    Vulnérabilité économique des zones d’emploi face à la crise
    France Stratégie - Coline BOUVART, Clément DHERBECOURT, Boris LE HIR, juin 2020

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