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Etudes, rapports, sites web : la sélection de la semaine

La Documentation propose aux adhérents chaque mardi un bulletin de veille sur les enjeux économiques internationaux, les grandes zones et pays, les questions de politique économique, ainsi que des secteurs stratégiques.

Le document de la semaine fait la synthèse d'une publication jugée particulièrement intéressante.

Document de la semaine

Sélectionné par la Documentation, le Document de la semaine met en avant une publication du bulletin de veille hebdomadaire, généralement sur d...

    La part des emplois menacés par l'automatisation varie de 4% à près de 40% selon les régions (OCDE)

    Job Creation and Local Economic Development 2018 – OCDE, septembre 2018

    24/09/2018

    Dans son rapport "Création d'emplois et développement économique local 2018", l’OCDE montre que les effets de l'automatisation sur l'emploi seront variables dans la zone OCDE. La France figure parmi les pays les moins exposés à l’automatisation des emplois mais les écarts entre les régions françaises sont significatifs.

    Le rapport biennal "Job Creation and Local Economic Development" examine les questions émergentes relatives au développement économique local. L'OCDEconsacre le 1er chapitre de cette 3° édition à une estimation, à partir de l'exploitation de nouvelles données, du degré d'exposition des diverses régions aux risques de pertes d'emplois associées à l'automatisation des tâches.

    • Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, une bonne part des emplois est susceptible d'être concernée par l'automatisation: 14% risquent d’être automatisés, 32% sont susceptibles d’être modifiés profondément. Les pertes d'emplois potentielles varient fortement entre pays et, au sein de ceux-ci, selon les régions. Les zones les plus exposées sont le sud et l’est de l’Europe. La part des emplois exposés varie de 39% (région ouest de la Slovaquie) à 4% (dans les régions d’Oslo et d’Akershus en Norvège). Au sein des différents pays, l'écart entre régions est très variable (de 12% en Espagne à 1% au Canada).

    • Les régions les moins exposées sont celles où les travailleurs ont un niveau de formation élevé, qui disposent d'un secteur de services dynamique et d'une importante population urbaine. Les régions les plus exposées combinent souvent une productivité faible et un chômage important.

    • La part des emplois exposés est à la baisse dans la plupart des régions sur la période 2011-2016, d’une part à cause de l’automatisation en cours qui a déjà provoqué une perte des emplois les plus aisés à automatiser et d’autre part grâce à des créations d'emplois de qualité, moins automatisables, ayant compensé dans 60% des régions les pertes d’emplois dans les métiers à haut risque d’automatisation.

    • En France, 16,4% des emplois risquent d’être automatisés, et 32,8% sont susceptibles d’être profondément modifiés par l'adoption de nouvelles technologies.
    La région française la moins exposée est l'Ile de France (11,9% d’emplois exposés), la plus exposée étant la Champagne-Ardenne (18,5%), soit un écart de 6,6%. Entre 2011 et 2016, la part des emplois exposés à l’automatisation a décliné dans 13 régions françaises. Mais dans 3 régions (Basse-Normandie, Bretagne, Midi-Pyrénées) la majorité des emplois créés sur cette période étaient à haut risque d’automatisation.

    The local dimension of job automation
    in Job Creation and Local Economic Development 2018: Preparing for the future of work – OCDE, septembre 2018

    Voir également :

    The Future of Jobs 2018
    Forum économique mondial, 17 septembre 2018

    Ce rapport sur l’avenir des emplois vise à évaluer l’ampleur relative de la "quatrième révolution industrielle" par secteur d'activité et par zone géographique dans les vingt principales puissances économiques mondiales d'ici à 2022. Il propose des prévisions sur l'impact de l'automatisation sur les métiers, les niveaux d’emploi et les compétences.

    La Banque de France abaisse ses prévisions de croissance pour 2018 et 2019

    Projections macroéconomiques France – Banque de France, septembre 2018

    17/09/2018

    La Banque de France a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l'économie française (1,6% de 2018 à 2020). Cette révision s’explique "principalement par un "trou d’air" plus marqué qu’attendu au premier semestre 2018", provoqué par un ralentissement de la demande intérieure et extérieure. La BCE et la Direction du Trésor confirment que la demande extérieure adressée à la France ralentira en 2018-2019.

    Projection BDF sept 2018

    • Après le ralentissement du premier semestre, la Banque de France a ramené ses prévisions de croissance pour la France à 1,6% pour 2018 et 2019, soit respectivement 0,2 point et 0,1 point de moins que dans ses estimations de juin 2018 (ces prévisions n’intègrent pas les mesures évoquées dans le cadre du budget 2019).

    • Ce rythme de croissance se maintiendrait jusqu’en 2020, à un niveau moindre qu'en 2017 (2,3%), mais supérieur à la croissance potentielle, ce qui contribuerait selon la Banque de France à la poursuite de la baisse du taux de chômage, jusqu'à 8,3% fin 2020, son plus bas niveau depuis fin 2008.

    Plusieurs facteurs expliquent cette révision à la baisse, notamment un ralentissement de l’investissement des ménages, et une consommation plus faible qu’attendue. En effet cette dernière a été faible au premier semestre 2018, dans un contexte de hausse temporaire de l’inflation totale. Elle rebondirait néanmoins ensuite grâce à une progression soutenue du pouvoir d’achat d’ici à 2020.

    Les tensions sur le commerce mondial freineraient le dynamisme des exportations françaises. Ce que confirment d’une part la BCE, qui a revu à la baisse la demande étrangère adressée à la zone euro, et d’autre part la Direction du Trésor : selon ses dernières perspectives économiques mondiales, la demande extérieure adressée à la France resterait vigoureuse en 2018-2019, mais ralentirait plus fortement que le commerce mondial. En 2018 elle serait davantage affectée par le moindre dynamisme des échanges européens. A l’inverse, en 2019 elle serait moins pénalisée par le ralentissement des échanges asiatiques.

    Projections macroéconomiques France
    Banque de France, 14 septembre 2018

    September 2018 ECB staff macroeconomic projections for the euro area
    Banque centrale européenne, 13 septembre 2018

    Perspectives mondiales à l'automne 2018 : toujours soutenues malgré des vents contraires
    Direction générale du Trésor, Trésor-éco N°227, 11 septembre 2018

    Selon nos prévisions présentées aux adhérents de Rexecode le 12 septembre 2018, la croissance s'élèverait en France à 1,6% en 2018 et 1,3% en 2019. Ces prévisions ont également été revues légèrement en baisse depuis juin, respectivement de 0,2 et 0,1 point pour 2018 et 2019.

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