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Etudes, rapports, sites web : la sélection de la semaine

La Documentation propose aux adhérents chaque mardi un bulletin de veille sur les enjeux économiques internationaux, les grandes zones et pays, les questions de politique économique, ainsi que des secteurs stratégiques.

Le document de la semaine fait la synthèse d'une publication jugée particulièrement intéressante.

Document de la semaine

Sélectionné par la Documentation, le Document de la semaine met en avant une publication du bulletin de veille hebdomadaire, généralement sur d...

    Attractivité : la France confirme sa position de n°1 européen pour les investissements internationaux dans l’industrie (EY)

    Baromètre 2020 de l’attractivité industrielle de la France - EY, 13 janvier 2020

    13/01/2020

    Selon le baromètre de l’attractivité industrielle de la France du cabinet de conseil EY, la France reste très attractive pour les industriels étrangers, optimistes quant aux perspectives de l’industrie française. Elle conserve la première place pour les investissements internationaux, devant l'Allemagne et le Royaume-Uni.

    Le cabinet d’audit et de conseil EY a publié son baromètre 2020 sur l’attractivité industrielle de la France, nourri de l’opinion des investisseurs étrangers et des dirigeants sur le site France. En 2018, la perception de l’industrie française par les investisseurs étrangers reste favorable : 70% des dirigeants étrangers interrogés demeurent optimistes quant à ses perspectives (contre 77% en 2017). Selon EY, "bien que la part de l’industrie dans le PIB tricolore soit inférieure à celle de l’Allemagne notamment (10%, contre 21% pour l’Allemagne), l’industrie reste un chef de file méconnu de l’attractivité de la France".

    • Fin 2018, la France conserve la première place européenne, avec 339 projets d’implantation et d’extension (+5% par rapport à 2017), loin devant la Turquie (203) et l’Allemagne (152) et le Royaume-Uni, qui recule à la quatrième place, pénalisé par les incertitudes du Brexit.

    • Ces investissements directs (+47% entre 2014 et 2018) sont portés par la dynamique internationale de certaines grandes filières, comme l’aéronautique et le spatial, la construction navale, la pharmacie ou l’agroalimentaire. Les investisseurs estiment que les secteurs porteurs à l’avenir comprennent le numérique, l’énergie, les technologies vertes, les services aux entreprises ou les biotechnologies.

    • "Les bassins d’emplois et de compétences sont sophistiqués, équipés et variés" : si l’Ile-de-France n’a capté que 3 % des projets, les Hauts-de-France et les régions Grand-Est et Auvergne-Rhône-Alpes en ont accueilli 45% au total. Pour les industriels étrangers, la France est attractive par sa main-d’œuvre, ses équipements routiers, ferroviaires et logistiques ou encore une énergie compétitive grâce au nucléaire.

    • Les priorités attendues par les dirigeants interrogés restent l’éducation et la formation (37%), le soutien aux PME (36%), la diminution des coûts de main d’œuvre (32%), le soutien aux industries de haute technologie et dans l’innovation (32%), et la diminution de la pression fiscale (26%).

    EY souligne également que la démographie de l’industrie française "explique en grande partie ses difficultés" : le taux de croissance de la production industrielle française était quasi nul en 2018, après +1,4% en 2017. En effet quand la France affiche 5000 ETI environ, l’Allemagne en dénombre 12.500, dont une grande part dans le champ industriel. D’où la difficulté des entreprises industrielles françaises à atteindre une taille critique pour investir, innover, moderniser leurs outils de production, exporter et recruter.

    Baromètre 2020 de l’attractivité industrielle de la France : l’heure des choix
    EY, 13 janvier 2020

    L'Insee analyse le déclin de la part des salaires dans la valeur ajoutée depuis 20 ans

    Economie & Statistique, INSEE - décembre 2019

    06/01/2020

    L'Insee, dans son numéro spécial 50ème anniversaire de décembre d'Economie & Statistique, analyse sur longue période l'évolution à la baisse de la part du travail dans la valeur ajoutée, liée au progrès technologique et à la mondialisation. Cette baisse n'est toutefois pas généralisée. Certains pays, comme la France, n'ont pas subi ce déclin, dont la mesure dépend de la période étudiée et de la prise en compte de certains éléments (travailleurs indépendants et revenus immobiliers notamment).

    Au cours des vingt dernières années, un grand nombre de pays de l’OCDE ont subi une baisse de la part de la rémunération du travail dans la valeur ajoutée : environ la moitié des pays étudiés ont enregistré un recul prononcé tandis que, dans d’autres, la part du travail est constante ou en hausse.

    Dans le Numéro spécial 50ème anniversaire d’Economie & Statistique de l’Insee, Mathilde Pak, Pierre-Alain Pionnier et Cyrille Schwellnus montrent, en s’appuyant sur des données sectorielles et des données d’entreprises, que ce déclin de la part du travail dans la valeur ajoutée s’explique pour les deux tiers par le progrès technologique et la mondialisation. Il est lié à l’émergence de firmes "superstars", à la "frontière technologique" (les 5% d’entreprises présentant la plus forte productivité du travail), dont le contenu en travail est faible. L’expansion des chaines de valeur mondiales, en faisant peser une pression concurrentielle sur le travail, fait aussi partie des facteurs qui y contribuent.

    Évolution de la part du travail dans les pays de l’OCDE au cours des deux dernières décennies
    Mathilde PAK, Pierre-Alain PIONNIER, Cyrille SCHWELLNUS
    INSEE, Economie et Statistique, N°510-511-512, décembre 2019

    Tous les pays, toutefois, n’ont pas subi ce déclin de la part du travail dans la valeur ajoutée, que ce soit par l’absence de firmes superstars, ou parce que le marché du travail s’y est révélé plus protecteur.

    Gilbert Cette, Lorraine Koehl et Thomas Philippon remettent en question le consensus général d’une diminution tendancielle de la part du travail dans la valeur ajoutée. Grâce à un modèle théorique simple soulignant les principaux facteurs qui influencent l’évolution de la part du travail, ils effectuent une analyse empirique depuis l’après-guerre pour la France et les États-Unis, et depuis les années 1990 pour dix pays de l'OCDE et sur une zone euro limitée à six pays (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas).

    Comme le montrent les auteurs, la part du travail dans la valeur ajoutée du secteur marchand ne connaît pas de tendance généralisée à la baisse ou à la hausse. Ils soulignent que le choix de la période a un impact considérable, ainsi que la prise en compte des travailleurs indépendants ou des revenus tirés de l’immobilier résidentiel.

    Ainsi, en corrigeant ces trois biais, ils n’observent pas en France de diminution structurelle de la part du travail, mais plutôt une légère augmentation sur les vingt dernières années. Aux Etats-Unis, si la part du travail a diminué, il ne s’agit pas d’une baisse sur le très long terme, mais d’une baisse brutale entre 2000 et 2015.

    La part du travail sur le long terme : un déclin ?
    Gilbert CETTE, Lorraine KOEHL, Thomas PHILIPPON
    INSEE, Economie et Statistique, N°510-511-512, décembre 2019

    Labor Share in Some Advanced Countries
    Gilbert CETTE, Lorraine KOEHL, Thomas PHILIPPON
    INSEE, Document de travail N°G2019-15, décembre 2019

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