Après l'amélioration observée en juin, la trésorerie des grandes entreprises et ETI se dégrade légèrement en juillet mais reste globalement résiliente. Les délais de paiement restent longs et le coût du crédit plus élevé. Selon notre focus, un tiers des entreprises estiment que leur activité a été affectée par les épisodes de forte chaleur ou de canicule, avec un impact défavorable pour 28% d'entre elles, et positif pour seulement 5%. Les effets sur la demande, l'organisation de la production et les conditions de travail (cités au total par 30% de entreprises concernées) priment sur le renchérissement direct des coûts.

En juillet, la situation de trésorerie des grandes entreprises et des ETI se dégrade légèrement après l'amélioration observée en juin. Elle demeure néanmoins globalement résiliente, soutenue par des conditions de financement encore favorables, même si la trésorerie issue de l'exploitation reste davantage sous pression, pénalisée par une activité économique peu dynamique.

Canicules et coups de chaud: quel impact sur l'activité?

Notre focus du mois montre que la canicule de juillet a affecté l’activité de 33% des grandes entreprises et des ETI, avec un impact majoritairement défavorable (28% contre 5% d’effets positifs).

Les principaux canaux de transmission sont les variations de la demande (30% des réponses), les perturbations de la production et de l’exploitation (31%) ainsi que les effets sur le facteur travail (29%). Si le choc reste concentré sur certains secteurs, ces résultats confirment que les épisodes de chaleur deviennent progressivement un facteur économique à part entière, influençant les conditions de production comme les comportements de consommation.