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Sous l’effet conjugué d’un déficit public chronique et de la remontée des taux d’intérêt, la France fait face à une hausse inédite de la charge d’intérêts de sa dette publique. Passée de 30 milliards d’euros en 2020 (1,3% du PIB) à 66 milliards en 2025 (2,2% du PIB), elle atteindrait environ 120 milliards en 2030 (3,5% du PIB), devenant le premier moteur du déficit public. Nos simulations, fondées sur une reconstitution souche par souche du refinancement des OAT (obligations assimilables du Trésor, de 2 à 50 ans de maturité), montrent que le quasi doublement de la charge d’intérêts des OAT à l’horizon 2032 est déjà largement inscrit, sous l’effet du refinancement des emprunts existants. L’exercice permet de distinguer ce qui relève encore des choix publics de ce qui est désormais verrouillé, tout en mesurant la part croissante des intérêts versés à l’étranger, qui représente une ponction croissante sur le revenu national.

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