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Perspectives économiques mondiales 2012-2013

L'Europe est en crise, pas le monde - Décembre 2011

15/12/2011

Les perspectives 2012-2013 dépendent de l'équilibre qui s'établira entre l'impact récessif de la crise de la dette souveraine européenne et l'effet d’entraînement de l'activité mondiale. Selon notre scénario, la crise européenne ne compromettrait pas la croissance de l’économie mondiale mais limiterait son potentiel d’accélération.

Prévision de croissance du PIB 2012 2013 France Monde Coe-Rexecode (graphique, décembre 2011)

Nous retenons que le choc récessif européen ne ferait pas dévier l’économie mondiale de sa trajectoire de croissance. Il viendrait limiter son potentiel d’accélération.

Selon nos prévisions, la croissance mondiale fléchirait à 3,2 % en 2012 pour revenir à 3,6 % en 2013.
La croissance de la zone euro serait nulle en 2012 puis de 1,4 % en 2013. La croissance française serait faible en 2012 (0,5%) puis de 1,5% en 2013. Celle des Etats-Unis se renforcerait un peu en 2012 (+2,2 %), puis de 2 % en 2013.

La crise est européenne, elle se cristallise autour du système bancaire

La zone euro est entrée dans une phase de contraction de l'activité. La crise des dettes publiques fragilise le système bancaire européen et engendre des comportements restrictifs. Selon notre dernière enquête Trésorerie, les entreprises françaises rencontrent des difficultés croissantes de financement.
L'arsenal de mesures de politique monétaire, associé aux dispositifs nationaux et communautaires de consolidation budgétaire, devraient permettre un recul progressif, mais non linéaire, de l'appréciation du risque en zone euro.

Modération dans les économies émergentes, redressement aux Etats-Unis

Certes la croissance des économies émergentes a ralenti, mais la modération de l'inflation permet d'espérer un assouplissement monétaire favorable à l'activité. Surtout, l’assise de la croissance américaine se renforce. Le vif redressement de l’investissement productif, qui s’étend à la construction non résidentielle, pourrait susciter une accélération des créations d’emploi et in fine de la consommation des ménages. Si la baisse de l’euro contre le dollar se prolonge, l’ économie américaine exercera un effet d’entraînement sur l’Europe.

Le dossier complet est réservé aux adhérents de Coe-Rexecode.

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