Espace adhrent
Bilan de l'année

Bilan de l'année

En janvier, une vision synthétique de l'année économie et financière passée au niveau mondial et régional, complétée par une annexe statistique.

Publication réservée aux adhérents.

Si vous êtes adhérent, connectez-vous pour avoir accès à plus d’informations.

Si vous souhaitez vous renseigner sur les modalités d’adhésion, contactez-nous.

Bilan de l’année 2020: une année sous l’emprise de la pandémie de Covid-19

- janvier 2021

14/01/2021

Dès lors que la situation économique reste dictée par la pandémie de Covid-19, le bilan de l’année 2020 s'apparente à un point d’étape. L’économie elle-même a été "mise sous cloche" au prix d’un creusement exceptionnel des déficits publics et d’un interventionnisme monétaire inédit et ce n’est probablement que lorsque ces soutiens seront réduits que le bilan économique de cette année exceptionnelle pourra être établi. La profondeur des stigmates de la crise dépendra de l’issue de la course engagée entre virus et vaccination.

Photo Edwin Hooper, Unsplash

Une crise inédite, globale et inégale

L'année 2020 qui s’était ouverte sur une quasi-récession industrielle, se conclut sur une orientation positive de la production industrielle mondiale. Mais si l'Asie (hors Japon) a effacé les pertes du premier confinement, ce n'est pas le cas dans la plupart des économies occidentales. Les observations en moyenne masquent ainsi une dispersion très marquée entre secteurs, zones et pays.

Le PIB mondial se serait contracté d’un peu moins de 4% en 2020, soit 4 fois plus qu’en 2009. Les niveaux de PIB sont partout très inférieurs à ceux du début 2019, à de rares exceptions près (Chine, Taïwan, Vietnam…) ce qui atteste de la profondeur de la chute d’activité dans les secteurs non industriels. Au sein des grands pays de la zone euro, le repli va de 5,4% en Allemagne à plus de 11% en Espagne.

La sphère financière a résisté au choc

Les comportements atypiques ont créé des déséquilibres (envolée du poids de la dette publique et privée, hausse spectaculaire de l’épargne des ménages, faible ajustement de l’emploi) dont la résorption façonnera les trajectoires économiques, plus probablement vers 2022-2023.

Dans l’immédiat, les marchés financiers ont fait preuve d'une résilience remarquable. Les émissions de titres privés ont atteint des records sur les marchés obligataires. Les mouvements de change ont été contenus (livre turque et peso argentin exceptés). Les marchés boursiers ont clôturé l'année en hausse aux Etats-Unis, en léger recul en Europe par rapport à début 2019.

Les interventions massives des banques centrales ont pu avoir un effet anesthésiant, ces dernières ayant absorbé dans leurs bilans une grande part du surcroît de dette publique aux Etats-Unis et en zone euro.

Table des matières :

1. L’économie mondiale en 2020

- Etats-Unis : chocs sur l’emploi et les finances publiques
- Zone euro : le retour menaçant des divergences
- France : une économie sous respirateur artificiel
- Allemagne : moins dure sera la crise
- Italie : l’épée de Damoclès de l’endettement public
- Espagne : victime de sa spécialisation
- Royaume-Uni : l’ombre du Brexit
- Japon : un potentiel de rebond fragilisé
- Asie émergente : résilience face au choc
- Amérique Latine : fragilités accentuées
- Europe émergente : déséquilibres externes en Turquie

2. Les marchés mondiaux en 2020

- Marchés boursiers : in Wall Street, we trust
- Matières premières : le pétrole chute avec la mobilité
- Taux d’intérêt : retour vers le plancher
- Changes : changement de cap pour le dollar

Tableaux
Graphiques

Actualités

Focus