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La compétitivité française en 2008

Inscrire la relance économique dans une vision industrielle - N.6 - Janvier 2009

08/01/2009

Le quatrième « point annuel de la compétitivité française » réalisé par l’équipe de Coe-Rexecode, montre que si quelques indicateurs sont peut-être repassés à l’orange, la plupart d’entre eux sont dans le rouge. Il suggère un début d’espoir mais aussi la persistance d’une forte inquiétude et la nécessité de bien placer la compétitivité au centre de nos actions de relance économique

La France continue de perdre des parts de marché non seulement dans le monde mais aussi dans la zone euro. La baisse des parts de marché à l'exportation et l'effritement relatif de notre niveau de vie, traduisent la difficulté d'adaptation de notre système productif à la demande mondiale . Ce sont deux manifestations de notre perte de compétitivité.

La compétitivité c’est le niveau de vie
Pour tenter de préserver le volume de ventes et de maintenir leur présence sur les marchés extérieurs, les producteurs français sont contraints d’accepter des baisses de prix relativement plus fortes que les concurrents étrangers. Cela accentue le recul des parts de marché en valeur, ce qui veut dire aussi le recul relatif du revenu que nous tirons de nos exportations. Ces tendances pénalisent l’évolution de notre niveau de vie.

Des chocs de coût
Le recul de notre part de marché a repris fortement depuis 1999, la cause la plus évidente de ce recul étant la baisse brutale de la durée du travail et les hausses répétées du Smic et des coûts salariaux qu’elle a entraîné.

Un recul relatif de notre base industrielle
Une hypothèse souvent avancée pour expliquer l’érosion de nos parts de marché est que les produits français ne répondraient pas aux critères de qualité, d’innovation ou de diversité exigés par les acheteurs étrangers. Il y a sans doute une part de vérité dans cette proposition. Cependant, la dernière enquête Coe-Rexecode auprès des acheteurs européens ne le confirme pas vraiment : le rapport «qualité-prix» des produits français ne se dégrade pas, c’est la base industrielle qui se contracte.

Il faut à la France une vision industrielle
Les observations précédentes prennent une importance particulière alors que notre pays est en récession. C’est en effet dans les moments de récession que certains pans du tissu productif risquent de disparaître brutalement, particulièrement dans les secteurs de l’industrie où les fluctuations d’activité sont les plus fortes. L’Etat peut jouer un rôle majeur en facilitant et en accompagnant les transformations nécessaires, en soutenant les activités naissantes et plus généralement en privilégiant une politique de l’offre compétitive. Nos plans de relance doivent s’inscrire dans une perspective de compétitivité durable. Pour cela, il faut des mesures, il faut aussi à la France une vision industrielle.

Table des matières :

Introduction : Inscrire la relance économique dans une vision industrielle

Première partie : Les indicateurs de la compétitivité française en 2008

La part des exportations françaises de marchandises dans les échanges mondiaux s’est stabilisée en 2007-2008
La part des exportations françaises dans les exportations de la zone euro est peut-être stabilisée
La part de marché des exportations françaises de services se stabilise également à un niveau bas
Les comptes nationaux font apparaître une baisse du poids de l’industrie française en Europe
L’appréciation de l’euro a pesé sur la dynamique des exportations européennes
Accroissement de la pénétration du marché intérieur par les importations
Le taux de couverture des importations par les exportations s’est affaibli
L’effort relatif de prix à l’exportation s’accentue
Le PIB par habitant en France progresse moins vite que dans la zone euro
Les évolutions de coûts salariaux sont plus rapides en France qu’en Allemagne, mais identiques en moyenne à celles des autres pays de la zone euro
Un effort de marge à l’exportation plus important en France que dans la zone euro

Deuxième partie : Résultats de l’enquête 2008 sur l’appréciation du rapport qualité-prix des produits français par les importateurs européens (bien de consommation)

Objectif de l’enquête « image des produits importés »
Un nouveau critère : la variété des fournisseurs
Niveau de gamme et rapport qualité-prix des biens de consommation
Domination de l’effet de gamme dans la compétition internationale
Compétitivité des biens de consommation français en 2008
Secteur global : second rang sur les critères hors prix
Evolution contrastée par sous-secteur
Agro-alimentaire : domination avec les produits allemands
Hygiène-beauté : léger recul et perte du deuxième rang
Textile-habillement : troisième rang conservé mais les autres pays ont mieux progressé
Equipement du logement : recul substantiel de la compétitivité

Annexe : Méthodologie de l’enquête « image des produits importés »

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