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La compétitivité française en 2007

Espoir de stabilisation des parts de marché à l’exportation - N.3 - Décembre 2007

09/01/2008

La compétitivité de l’économie française à l’exportation recule depuis 1999. Certes l’appréciation de l’euro sur la période récente a pesé sur la dynamique des exportations françaises. Toutefois, cet argument ne suffit pas à expliquer notre recul de parts de marché. L’affaiblissement de la compétitivité à l’exportation va de pair avec l’érosion régulière de l’attractivité du territoire.

Dans la première partie de ce dossier, nous dressons le tableau annuel des tendances récentes de la compétitivité en France, notamment au travers de l’examen de l’évolution des parts de marché à l’exportation détenues par les entreprises installées sur le territoire.

Dans une deuxième partie, nous effectuons l’analyse des comptes d’exploitation de l’industrie de la zone euro.
Cette analyse montre que le recul des parts de marché s’est opéré en dépit d’efforts de prix conséquents qui ont eu pour principal effet d’aboutir à une contraction des marges du secteur exportateur.

La troisième partie montre que si ce recul relève d’un phénomène général aux entreprises implantées sur le territoire, les mauvaises performances sur certains marchés permettent d’isoler les principales faiblesses sectorielles et géographiques de la compétitivité.

Nous mettons ensuite en évidence les indicateurs montrant que l’attractivité de la France s’effrite depuis plusieurs années.

Une première annexe présente les principaux résultats d’estimations économétriques des marges des entreprises industrielles manufacturières en France et en Allemagne.

Une seconde annexe examine la portée de la thèse de l’économie de bazar en tant qu’élément d’explication de l’amélioration de la compétitivité des exportations allemandes.

Table des matières :

Chapitre 1 - Les tendances récentes de la compétitivité de la France

La France perd de son avantage en termes de niveau de vie relatif
Le solde des échanges extérieurs se dégrade
L’accroissement de la pénétration du marché intérieur par les importations n’est pas propre à la France
La part des échanges mondiaux détenue par la France a baissé d’un quart en l’espace de sept ans
L’euro fort pèse sur la dynamique des exportations
Les structures de spécialisation géographique et par produit de nos exportations n’expliquent qu’une part marginale des moindres performances françaises
La part des exportations françaises dans les exportations de la zone euro se stabilise à un niveau bas
La France a connu la plus faible progression des exportations de marchandises des pays membres de la zone euro entre 1999 et le premier semestre 2007
Le recul de la part de marché dans les échanges de services est plus prononcé que dans le cas des échanges de marchandises
Le recul du poids relatif en volume des exportations françaises est interrompu
Le recul des parts de marché s’opère malgré un effort de prix et la stabilité de l’appréciation « hors-prix » des biens exportés depuis la France
La baisse des prix relatifs à l’exportation ne fait que freiner les pertes de parts de marché en volume.
La compétitivité « hors prix » des biens industriels français se maintient
La compétitivité prix et hors prix s’améliore malgré des évolutions de coût défavorables
La dérive des coûts salariaux horaires en France reste l’une des plus vives en Europe
Les résultats des entreprises à l’exportation sont en recul

Chapitre 2 - Evolutions comparées des résultats d’exploitation des entreprises de l’industrie manufacturière dans la zone euro

L’évolution du partage de la valeur ajoutée des sociétés a été favorable aux salaires en France
Recul des prix de production industriels sur les marchés extérieurs, progression sur le marché intérieur
La dérive du prix des consommations intermédiaires a été identique dans l’industrie manufacturière en France et en Allemagne
Recul du prix de la valeur ajoutée industrielle en France, progression en Europe
L’évolution du partage de la valeur ajoutée de l’industrie a été défavorable au résultat d’exploitation des sociétés en France et aux salariés en Allemagne
Le taux de marge dans l’industrie manufacturière a chuté en France
Malgré une baisse de l’emploi, les charges salariales augmentent dans l’ensemble des pays de la zone euro sauf en Allemagne
Les gains de productivité sont plutôt affectés à la rémunération
du capital en Allemagne, à une baisse des prix de la valeur ajoutée en France
Un repli de l’investissement plus marqué en France qu’en Allemagne

Chapitre 3 - La spécialisation de la France : atout ou handicap dans l’évolution récente des échanges mondiaux

Des pertes de parts de marché relativement diffuses
Une évolution qui concerne la plupart des grands secteurs d’activité
Les principales caractéristiques de la spécialisation de la France dans les échanges internationaux
Inertie de la spécialisation française par grandes filières
Une spécialisation peu marquée
La France est plutôt spécialisée dans les moyennes technologies
La spécialisation initiale n’explique pas les pertes de parts de marché
Quelques secteurs ont joué un rôle clef dans les pertes de parts de marché françaises

Chapitre 4 - L’attractivité du territoire France s’affaiblit

Des entrées d’IDE sur le territoire toujours dynamiques mais de moins en moins créatrices de capacités de production
Les sorties d’IDE ont vivement accéléré depuis quatre ans
Forte progression de l’implantation des entreprises étrangères en France
L’appréciation qualitative de l’attractivité
Le « World competitiveness scoreboard » de l’IMD
Le « Global Competitiveness Index » du WEF
Le baromètre de l’attractivité en Europe par Ernst and Young
L’indicateur « Doing Business » de la Banque Mondiale
Le tableau de bord de l’innovation de la Commission européenne
Où se positionne réellement la France ?

Annexes

Annexe 1 - Estimation économétrique du comportement des marges dans l’industrie
Annexe 2 - Les performances de l’Allemagne en matière d’exportation sont-elles liées à la hausse parallèle des importations en provenance d’économies à faibles coûts salariaux relatifs ?

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