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Veille documentaire

Etudes, rapports, sites web : la sélection de la semaine

La Documentation propose aux adhérents chaque début de semaine un bulletin de veille sur les enjeux économiques internationaux, les grandes zones et pays, les questions de politique économique, ainsi que des secteurs stratégiques.

Le document de la semaine fait la synthèse d'une publication jugée particulièrement intéressante.

Voir aussi notre page spéciale Veille documentaire COVID-19

Veille documentaire COVID-19

Le service Documentation assure une veille quotidienne sur les enjeux macroéconomiques de la pandémie de Coronavirus. Vous trouverez ici une sélection de notes et de rapports ainsi que, pour les ad...

    Veille documentaire Coronavirus : sélection du 13 au 17 septembre 2021

    21/09/2021

    Le service Doc de Rexecode assure une veille quotidienne sur les enjeux macroéconomiques de la pandémie de Covid. Vous trouverez dans cette rubrique une sélection de notes et de rapports récents. Les nombreuses publications repérées chaque semaine sur les enjeux et perspectives au niveau mondial, par grandes zones et pays, ou par secteurs, sont référencées dans le Bulletin de Veille réservé exclusivement aux adhérents.

    Productivity and the Pandemic: Short-Term Disruptions and Long-Term Implications - The impact of the COVID-19 pandemic on productivity dynamics by industry
    Conference Board - Economics Program Working Paper Series N°21-01, août 2021

    Ce document analyse les estimations trimestrielles de croissance de la productivité au niveau de l'industrie pour trois économies avancées : la France, le Royaume-Uni et les États-Unis en 2020. Dans l'ensemble, après prise en compte de l'effondrement de la productivité dans le secteur de l'hôtellerie et de la culture en 2020, la croissance de la productivité ne s'écarte pas clairement de la tendance au ralentissement de la productivité prépandémique.

    Covid-19 policy measures to support bank lending
    Bank for International Settlements – BIS Quarterly Review : International Banking and Financial Market Developments, septembre 2021

    Face à la crise du Covid-19, un large éventail de mesures ont été adoptées pour soutenir les flux de crédit. Certaines mesures ont renforcé la capacité de prêt des banques en préservant leur capital et en encourageant la flexibilité dans la comptabilisation des pertes. D'autres, comme les garanties de prêts soutenues par l'État ou le financement de programmes de prêt, ont incité les banques à utiliser leurs capacités disponibles. L'article examine en particulier l'impact de ces deux types de mesures sur le crédit au PME-PMI et leur déploiement dans les pays avancés et émergents.

     

    FRANCE

     

    Projections macroéconomiques France - septembre 2021
    Banque de France, septembre 2021

    La vigueur de la reprise de l'activité économique se confirme en 2021 en France après la chute historique de 2020. La croissance du PIB atteindrait ainsi 6,3 % en 2021 en moyenne annuelle, puis 3,7 % en 2022, avant de revenir légèrement sous 2 % en 2023. L'activité retrouverait son niveau pré-Covid dès fin 2021. Le pouvoir d’achat des ménages, après avoir été préservé en 2020 (+ 0,2 % en moyenne), reprendrait une croissance de près de 3 % cumulés sur 2021-2023.

    En 2020, les mesures de soutien modèrent l’impact de la baisse d’activité des PME
    Bulletin de la Banque de France N°237/3, septembre 2021

    En 2020, le chiffre d’affaires des PME baisse de 3,7%. La diminution de la valeur ajoutée est plus marquée (– 4,2%) du fait du ralentissement de la production, contrairement à 2009 lorsque la baisse du chiffre d’affaires de 5,4% n’avait entraîné qu’une baisse de 3,7% de la valeur ajoutée. Grâce à l’ajustement de leurs dépenses et aux mesures de soutien sans précédent, le taux de marge des PME ne s’est contracté que de 0,3 point. Les restrictions sanitaires ont affecté de façon inégale les PME, y compris dans un même secteur.

     

    L'ensemble des notes repérées cette semaine sont dans le Bulletin de veille, disponible ci-dessous pour les adhérents uniquement.

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    Veille documentaire Coronavirus : sélection du 6 au 10 septembre 2021

    14/09/2021

    Le service Doc de Rexecode assure une veille quotidienne sur les enjeux macroéconomiques de la pandémie de Covid. Vous trouverez dans cette rubrique une sélection de notes et de rapports récents. Les nombreuses publications repérées chaque semaine sur les enjeux et perspectives au niveau mondial, par grandes zones et pays, ou par secteurs, sont référencées dans le Bulletin de Veille réservé exclusivement aux adhérents.

    Where did it hit harder? The geography of excess mortality during the COVID-19 pandemic
    OCDE, Regional Development Papers N.21, septembre 2021

    Cette étude propose une estimation de la surmortalité associée à la pandémie de Covid-19 dans les pays de l'Ocde (+ la Bulgarie, Malte et la Roumanie) en 2020 et tente d'identifier les facteurs à l'origine des nets écarts constatés entre régions et pays.

    When will the COVID-19 pandemic end? August 2021 update
    McKINSEY, 23 août 2021

    En mars, McKinsey&co explorait un scénario de "fin de la pandémie" avec pour critères une transition vers la normalité de la vie économique et sociale et l'immunité collective. Le variant Delta a changé la donne mais l'expérience du Royaume-Uni suggère, qu'une fois surmontée la nouvelle vague provoquée par Delta, la transition vers la normalité peut se poursuivre. Cependant, plutôt que l'immunité collective, un point final plus réaliste est un Covid endémique et sous contrôle grâce à une vaccination massive. Cette transition s'opérerait d'ici fin 2021-début 2022 en Europe et aux Etats-Unis, pays les plus avancés dans la vaccination.


    Renforcer la résilience économique après la crise du COVID-19: Une analyse sous l’angle des entreprises et des secteurs
    OCDE, septembre 2021

    Ce rapport cherche à identifier, au niveau des entreprises et des secteurs, les facteurs de résistance et de résilience des économies face aux chocs et aux crises, en particulier celle de la Covid-19, grâce à la collecte de données récentes. Synthèse en français d'un rapport paru en juillet.

     

    FRANCE

     

    L’économie passe la quatrième vague
    INSEE, Point de conjoncture, 7 septembre 2021

    Pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire, l’intensification de la circulation du virus n’a pas provoqué de recul marqué de l’activité économique en France. La poursuite de la reprise, conjuguée à un premier semestre un peu moins défavorable qu’estimé précédemment, permettrait d'atteindre une croissance légèrement supérieure à 6% en 2021.

    L’impact de la crise du Covid-19 sur la situation financière des entreprises et des ménages en juillet 2021
    BANQUE DE FRANCE, 7 septembre 2021

    Photographie de la situation financière des ménages et des entreprises à partir des statistiques monétaires et financières mensuelles de la Banque de France.

    Les dépenses publiques pendant la crise et le bilan opérationnel de leur utilisation
    COUR DES COMPTES, Communication à la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, 9 septembre 2021

    La pandémie de Covid-19 a provoqué une forte hausse des dépenses publiques en France. La Cour analyse l'évolution des dépenses en 2020, qu'elles résultent ou non de la crise sanitaire. Elle estime que les dispositifs de crise (dépenses de santé, soutien aux entreprises et aux ménages) ont globalement atteint leurs objectifs à court terme, mais qu'ils ont aussi pu conduire à des effets d'aubaine et des risques de fraude, ce qui justifie le retour à des mesures plus ciblées et contrôlées.
    Voir le document de la semaine.

     

    L'ensemble des notes repérées cette semaine sont dans le Bulletin de veille, disponible ci-dessous pour les adhérents uniquement.

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Document de la semaine

Sélectionné par la Documentation, le Document de la semaine met en avant une publication du bulletin de veille hebdomadaire, généralement sur d...

    Les baisses fiscales récentes ou annoncées devraient favoriser la production et les emplois dans l’industrie automobile en France selon France Stratégie

    Localisation de la production automobile : quels enseignements sur l’attractivité des pays et la compétitivité des entreprises ? France Stratégie, 15 septembre 2021

    20/09/2021

    Comment expliquer le déficit d’attractivité de la France pour la production automobile, et plus globalement pour les activités industrielles ? France Stratégie, après avoir mesuré l’influence des coûts de production et de la productivité sur la localisation de la production automobile, estime que les mesures fiscales récentes ou actées en faveur de la compétitivité des entreprises pourraient avoir un impact important sur la production et l’emploi du secteur en France.

    France Stratégie

    La production automobile en France a beaucoup souffert de la concurrence mondiale depuis 20 ans. Selon une étude de France Stratégie, le nombre de personnes employées dans l’industrie automobile a été divisé par deux depuis l’an 2000, tandis que la production de voitures sur le sol français a baissé d’un-tiers. L’automobile est à l’origine de près de la moitié de la dégradation du solde des échanges de produits manufacturés depuis 2000 et son déclin, "explique une large part de la désindustrialisation" de la France.

    France Stratégie analyse les déterminants du volume de production automobile dans 50 pays en 2017-2018, en s’appuyant à la fois sur un modèle théorique, une approche empirique et une procédure de simulation.

    Le coût du travail et la fiscalité sur la production et les sociétés, expliqueraient "quasiment l’intégralité" du déficit d’attractivité de la France vis-à-vis du Royaume-Uni, de l’Espagne, de la République tchèque ou du Mexique. Par rapport à l’Allemagne, au Japon et aux États-Unis, les économies d’échelle (baisse des coûts liée à de forts volumes de production) contribueraient davantage au déficit d’attractivité, mais le coût du travail ou la fiscalité restent pénalisants.

    • Les mesures fiscales récentes pourraient avoir un fort impact sur la production et les emplois directs du secteur automobile.

    La diminution du taux d’impôt sur les sociétés (de 33% en 2018 à 25% en 2022) et la baisse des impôts de production (de 3,4% à 2,1% de la valeur ajoutée du secteur automobile), se traduirait par une hausse de 20% de la production et la création de 16.000 des emplois dans l'automobile en France "au bout de quelques années". Le déficit commercial pourrait être divisé par trois. La diminution du taux d’impôt sur les sociétés contribuerait à plus des trois-quarts de ces effets.

    • Scénarios d'alignement de la fiscalité françaises sur l’Allemagne: environ 10% de production supplémentaire par mesure

    - Une réduction des impôts de production en France au niveau de l’Allemagne (de 3,3% à 0,1% de la valeur ajoutée) se traduirait par une production supplémentaire de l’ordre de 180.000 voitures particulières, soit 11% de la production de 2018.
    - Une légère réduction du taux de l’impôt sur les sociétés (de 33% à 30%) entraînerait un gain de 90.000 véhicules environ – une estimation à considérer avec prudence.
    - Une augmentation de la productivité des entreprises françaises au niveau de leurs concurrentes allemandes (soit +46%) se traduirait par une hausse d'environ 190.000 voitures (+12%) en tenant compte des économies d’échelle.

    En conclusion, la note souligne que si l’innovation est un facteur déterminant de la compétitivité, elle peut aussi se traduire par des hausses de production à l’étranger contrairement à une politique de réduction des coûts de production domestiques, "élément clé de la compétitivité des pays".

    Localisation de la production automobile : quels enseignements sur l’attractivité des pays et la compétitivité des entreprises ?
    France Stratégie (Aymeric Lachaux)
    Document de travail N°2021-04 (et note de synthèse), 15 septembre 2021

    Crise Covid : la stratégie du "quoi qu’il en coûte" évaluée par la Cour des comptes

    Les dépenses publiques pendant la crise et le bilan opérationnel de leur utilisation - Cour des comptes, 9 septembre 2021

    13/09/2021

    La Cour des comptes, qui a dressé l’inventaire des dépenses publiques de 2020, constate leur forte augmentation, même en écartant les dispositifs de soutien aux entreprises et aux ménages face à la crise sanitaire. Ces derniers, généreux par rapport à ceux déployés par la plupart des autres pays, ont "largement préservé le pays des effets économiques et sociaux de la crise, au prix d’un endettement public accru".

    La Cour des comptes, à la demande de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, analyse l'évolution pendant l’année 2020 des dépenses publiques, qu’elles résultent ou pas de la crise sanitaire. La Cour utilise une méthode spécifique visant à apprécier séparément l’évolution des dépenses de chaque administration publique. Elle intègre ainsi à l’analyse les transferts entre administrations, mais neutralise certaines opérations, comme la suppression du CICE par exemple.

    La crise du Covid-19 et ses conséquences économiques et sociales ont induit une forte hausse des dépenses publiques (61,8% du PIB en 2020, contre 55,4% en 2019).

    Selon les calculs de la Cour, la hausse des dépenses atteint 96,4 Md€, soit +6,5%, correspondant pour 86% à des dépenses de crise. Les dépenses "ordinaires", sans lien avec la crise, représentent 14% de la hausse des dépenses publiques, soit 13,7 Md€. La hausse des dépenses publiques a principalement concerné l’Etat (+11,0%) et les administrations de sécurité sociale (+5,6%), notamment l’assurance maladie et l’Unedic, tandis que les dépenses des collectivités territoriales ont peu été affectées (-0,9%).

    La Cour estime que les dispositifs d’urgence massifs mis en oeuvre face à la crise sanitaire (dépenses de santé, soutien aux entreprises et aux ménages), ont été "particulièrement favorables en comparaison avec d’autres pays" et ont globalement atteint leurs objectifs à court terme. Les finances publiques ont "joué un rôle essentiel d’amortisseur des conséquences économiques et sociales" de la crise, au prix cependant d’un fort alourdissement de l’endettement public. Par rapport à 2019, la dette publique a augmenté de près de 20 points de PIB, pour s’établir à 115,1 points de PIB (soit 2650 Md€).

    Selon la Cour, la hausse des dépenses en 2021 sera "encore plus élevée" qu’en 2020, sous l’effet du prolongement des mesures de soutien face à la crise (-5,5% seulement par rapport à 2020), de la montée en charge du plan de relance (30 Md€ en 2021) et de la hausse continue de dépenses sans lien avec la crise (+2,3% en volume en 2021). De plus certaines mesures ont vocation à être pérennes ("Ségur de la Santé", voire certaines dépenses du plan de relance).

    La Cour appelle en conséquence à renforcer le ciblage des aides et leur contrôle, ainsi qu’à organiser leur mise en extinction progressive dès que la sortie de crise sera avérée, pour revenir à une trajectoire soutenables des finances publiques, mais aussi pour réduire les effets d'aubaine (liés au cumul des aides), et les risques de fraude (en particulier fonds de solidarité et activité partielle).

    Les dépenses publiques pendant la crise et le bilan opérationnel de leur utilisation - Communication à la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale
    Cour des comptes, 9 septembre 2021

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